Pour son dernier discours d’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU ce mardi 22 septembre, Antonio Guterres a frappé fort. Le Secrétaire général, dont le mandat s’achève en décembre, a dénoncé l’archaïsme des institutions onusiennes. Il a notamment jugé que le Conseil de sécurité, toujours dominé par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, n’a plus de légitimité 80 ans plus tard.
« Quand l’ONU a été créée, la plupart des pays africains vivaient encore sous le joug colonial. Aujourd’hui, l’Afrique n’a toujours pas de siège permanent. Un Conseil de sécurité du XXIe siècle sans représentation permanente de l’Afrique est injuste et indéfendable. Cela doit changer », a-t-il martelé.
Il a également appelé à réformer l’architecture financière mondiale et à alléger la dette des pays les plus vulnérables.
Jean De Dieu TRINNOU



