C’est une nouvelle qui secoue la justice britannique. Stephanie Adair, une infirmière de 29 ans, a plaidé coupable d’abus de fonction après avoir entretenu une relation inappropriée avec un détenu de la prison HMP Wandsworth, à Londres. À la suite d’une enquête professionnelle, elle fait également l’objet d’une restriction temporaire d’exercice en milieu pénitentiaire.
L’affaire concerne Stephanie Adair, qui travaillait comme infirmière à la prison HMP Wandsworth, dans le sud-ouest de Londres. Elle a reconnu avoir entretenu une relation inappropriée avec Jahki Crosdale, un détenu de 28 ans condamné à six ans de prison.
Selon les éléments de l’accusation, leur relation aurait duré du 1er septembre 2023 au 2 novembre 2024. Les échanges auraient notamment impliqué l’utilisation d’un téléphone portable interdit dans l’établissement. L’affaire a été découverte après que le détenu a mentionné l’adresse de l’infirmière dans des documents judiciaires.
Une restriction limitée à l’exercice en prison
À la suite d’une enquête professionnelle, le Nursing and Midwifery Council (NMC), l’organisme britannique de régulation des professions infirmières et de sages-femmes, a temporairement interdit à Stephanie Adair d’exercer en milieu pénitentiaire.
Cette mesure ne signifie toutefois pas qu’elle a été radiée de l’ensemble du registre professionnel. Elle demeure inscrite comme infirmière praticienne au cabinet médical Trevelyan House, situé à Tooting, dans le sud-ouest de Londres.
Le détenu également poursuivi

Jahki Crosdale a également reconnu une infraction liée à la transmission non autorisée d’images ou de sons provenant des prisons HMP Wandsworth et HMP Lowdham Grange, entre février et octobre 2024.
Le détenu purge une peine liée à une agression mortelle commise en 2015 sur Charlie Burns, dans un contexte de dette de cannabis estimée à 150 livres sterling.
À noter que sur le plan judiciaire, Stephanie Adair doit coopérer à la préparation d’un rapport préalable au prononcé de sa peine, conformément aux instructions de la juge Georgina Kent, avant la prochaine audience.
François D’Assise BATCHOLA



