Deux civils tués, des blessés et une crise diplomatique qui s’annonce. Le Niger accuse le Tchad d’avoir servi de base de départ à une frappe de drone dans la région d’Agadez, avec l’appui présumé de la France, rapporte Le potentiel. Face à ce qu’il considère comme une atteinte à sa souveraineté, Niamey annonce des démarches auprès des instances internationales et réclame une enquête indépendante.
Les tensions montent entre le Niger et le Tchad. En cause : une frappe de drone qui aurait fait deux morts civils et plusieurs blessés dans la région d’Agadez, au nord du Niger.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le gouvernement nigérien affirme que le drone aurait été lancé depuis le territoire tchadien, avec l’appui de la France.
Selon les autorités nigériennes, les faits se seraient produits le 24 octobre 2026, vers 1 heure du matin, dans la zone d’Emi Lulu, près de la frontière algérienne. À ce stade, ces accusations n’ont pas été confirmées de manière indépendante. Cependant, les circonstances exactes de la frappe et les responsabilités éventuelles restent à établir.
Le Niger juge cet incident grave. Le gouvernement estime qu’il s’agit d’une atteinte à la souveraineté du pays.
En réaction, Niamey annonce son intention de saisir le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Les autorités nigériennes réclament aussi une enquête internationale indépendante. Elles veulent connaître les circonstances de la frappe et déterminer les éventuelles responsabilités.
Sur le plan diplomatique, le Niger a convoqué l’ambassadeur du Tchad. Cette démarche vise à lui transmettre une « protestation solennelle ».
Cette affaire intervient alors que les relations entre les deux pays sont déjà marquées par des accusations.
Le gouvernement nigérien reproche au Tchad d’adopter une attitude hostile depuis plusieurs mois. Début septembre, la télévision nationale avait déjà relayé des accusations de participation tchadienne à une mutinerie survenue quelques jours plus tôt.
Cette nouvelle affaire pourrait accentuer les tensions entre Niamey et N’Djamena. L’ouverture d’une enquête indépendante pourrait permettre de faire la lumière sur cette frappe et d’établir les responsabilités.
Pour l’heure, les accusations du Niger restent à vérifier de manière indépendante.
Fallone CHABI-BONI









