Le Bénin veut mieux maîtriser ses émissions de méthane. Pour y parvenir, les acteurs concernés se sont réunis ce jeudi 29 octobre 2026 à Cotonou, autour d’un atelier de réflexion et de validation d’une feuille de route dédiée à l’atténuation de ce gaz à effet de serre. Initiée par l’ONG CASAD-Bénin, la rencontre de deux jours vise à doter le pays d’un instrument stratégique et opérationnel pour faire face à ce polluant invisible mais redoutable.
« Transformer nos engagements climatiques en actions concrètes et mesurables »
Ouvrant les travaux, le représentant du directeur exécutif de CASAD-Bénin, Zoul Fofana, a rappelé l’importance de l’initiative.
« Pour le Bénin, agir sur les émissions de méthane, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des déchets et de l’énergie, constitue non seulement une réponse aux défis climatiques, mais également une opportunité de développement économique. Notre ambition est claire : doter le Bénin d’un instrument stratégique, réaliste et opérationnel capable de transformer nos engagements climatiques en actions concrètes et mesurables », a-t-il déclaré au nom du Dr Ambaliou Olunlade, directeur exécutif de CASAD-Bénin.
« En réduisant les polluants climatiques à courte durée de vie, nous réglons deux problèmes »
Pour le ministère du Cadre de vie, s’attaquer au méthane est une urgence. Ce gaz, bien plus réchauffant que le CO2 sur le court terme, est un levier rapide pour freiner le réchauffement.
« En mettant la main sur ce type de polluant, on contribue à baisser très rapidement la température globale. En réduisant les polluants climatiques à courte durée de vie, nous réglons deux problèmes : on règle le problème de l’élévation de la température globale et, au même moment, les questions de santé publique », a expliqué Wilfried Mongazi, représentant du ministère.
Un document à valider et à rendre opérationnel
Au-delà des discussions techniques, les participants insistent sur la nécessité d’aboutir à un document validé et opérationnel.
« Il faut travailler dans le sens d’améliorer un document dont le prototype existe, le valider pour pouvoir passer ce document au supérieur », a souligné Christophe Essoun, représentant de l’INSTAD.
Présent pour apporter son expertise, Hervé Affouda, membre de CASAD-Bénin, a indiqué : « Je participe à cet atelier en apportant mon expertise en matière de mesures d’atténuation, en accompagnant les différents acteurs pour les aider à mieux prendre en compte les préoccupations liées à la compréhension de cette feuille de route. »
Même engagement du côté de la société civile. « Je suis là pour apporter mes notions en tant que personne ressource et voir dans quelle mesure cette feuille de route peut déboucher sur des projets de financement afin de diminuer considérablement les effets du méthane au Bénin », a confié Ania Amadou, représentante de l’ONG Change The World.
Au terme de l’atelier, l’enjeu reste de parvenir à une feuille de route consensuelle, capable de traduire les engagements climatiques du Bénin en actions concrètes et durables.
Jean De Dieu Trinou









