
Assurance présidentielle pour un meilleur taux de participation : Éric Houndété, le véritable atout maître

Assurance présidentielle pour un meilleur taux de participation : Éric Houndété, le véritable atout maître
À moins 72 hures du scrutin du 12 avril, un paramètre jusqu’ici sous-estimé pourrait bien faire la différence dans la mobilisation des électeurs : le ralliement d’Éric Houndété au duo Wadagni–Talata. Un basculement qui, vu de près, ressemble moins à une simple alliance de circonstance qu’à un transfert de substance politique.
Car ce n’est pas un soutien ordinaire qu’a apporté l’ancien bras droit de l’ex-président Boni Yayi. C’est tout le « contenu LD » – le patrimoine militant et idéologique du parti Les Démocrates – qu’il a emporté avec lui. Et c’est précisément cette « substance » qui change la donne.
Une coquille vide face à une décision stratégique
Pendant qu’Éric Houndété rejoignait la dynamique du duo Wadagni–Talata, avec Chabi Yayi, soutenu officiellement par d’autres LD, le parti se retrouvait orphelin de l’essentiel. Les Atchadé, Oussagari, Yayi et consorts sont en train de se contenter d’une coquille vide. En clair : l’étiquette est restée, mais la matière militante, l’appareil de terrain, la capacité à « sortir et faire sortir des gens », tout cela a suivi Houndété.
La sortie officielle du « Pacte Républicain » à la veille de la campagne, a cristallisé ce basculement. Un mouvement stratégique, lancé au bon moment, qui a envoyé un signal fort à l’adversaire : Houndété n’est pas venu seul. Il est arrivé avec une décision, une clarté, et surtout, avec la légitimité de l’héritier de Yayi.
Un atout majeur pour la participation
Dans une élection où le taux de participation sera un indicateur clé de la légitimité du scrutin, Éric Houndété devient une assurance présidentielle. Parce que l’enjeu n’est plus seulement de convaincre les indécis, mais de mobiliser les troupes. Et sur ce terrain, Houndété parle le même langage que les militants de terrain. Il connaît les rouages, les relais, les attentes de cette base qui, hier encore, pouvait rester dans l’expectative.
« Tout le contingent LD est mis à prix pour sortir et faire sortir des gens ». Autrement dit, l’appareil militant légué par Boni Yayi – structuré, rodé, implanté – est désormais au service de la dynamique Wadagni–Talata. Un appui logistique et humain qui pourrait faire la différence dans les bureaux de vote, là où chaque voix compte.
Un ralliement qui transcende les clivages
Ce qui rend ce ralliement si décisif, c’est qu’il incarne une forme de transcendance des clivages. Houndété, figure historique de l’opposition yayiste, rejoint un camp qu’il a longtemps combattu. Ce n’est pas un reniement : c’est un choix de cohérence nationale, au service d’une vision de développement.
Pour l’électorat encore indécis ou déçu par les jeux d’alliances classiques, ce geste fort envoie un message clair : les vieux clivages mouvance/opposition n’ont plus de sens face aux enjeux du pays. Et quiconque doute encore de la sincérité de cette union regarde du côté de la « coquille vide » laissée par ceux qui sont restés à quai.
Un atout maître à peser dans l’urne
À l’approche du 12 avril, Éric Houndété n’est donc pas un simple allié de façade. Il est vu comme un grand stratège dans la mobilisation populaire que les sondages ne mesurent qu’imparfaitement. Avec lui, c’est une partie de l’électorat historique des Démocrates qui se met en mouvement pour Wadagni, avec ses réseaux, ses cadres, sa capacité à faire sortir les foules.
Dans une compétition qui pourrait se jouer à quelques points, cet atout majeur pourrait bien être l’assurance d’un taux de participation élevé, de plébiscite de son candidat, du candidat du peuple Romuald Wadagni. Et dans une démocratie, un scrutin massif est toujours le plus légitime.


