
Audiences foraines à Parakou : La CRIET condamne lourdement les auteurs de crimes sexuels

Audiences foraines à Parakou : La CRIET condamne lourdement les auteurs de crimes sexuels
La chambre de jugement des infractions commises à raison du sexe de la CRIET a tenu, les 23 et 25 février 2026, des audiences foraines au tribunal de Parakou. À l’issue de ces deux sessions, plusieurs condamnations sévères ont été prononcées.
Dix dossiers examinés lors de la première session
Selon les informations rapportées par Peace Fm, le 23 février, dix affaires étaient inscrites au rôle : deux cas de harcèlement sexuel impliquant des enseignants et huit dossiers d’atteintes sexuelles sur des mineures de moins de treize ans.
Les peines prononcées par la formation de jugement présidée par la magistrate Christelle Adonon vont de 3 à 10 ans d’emprisonnement ferme, assorties d’amendes comprises entre 500 000 et 2 millions de FCFA.
Ainsi :
· trois prévenus ont écopé de 10 ans de prison et 2 millions de FCFA d’amende ;
· un a été condamné à 10 ans de prison et 1 million de FCFA d’amende ;
· quatre ont reçu 7 ans de réclusion criminelle ;
· les deux derniers ont été condamnés respectivement à 5 ans et 3 ans d’emprisonnement.
Huit des dix victimes attendues ont pu comparaître, assistées par des avocates de l’Institut national de la Femme (INF) et de l’Association des femmes avocates du Bénin (AFAB).
Une affaire marquante : dix ans de prison pour le parâtre
Parmi les dossiers examinés, celui d’une fillette de 12 ans a particulièrement retenu l’attention. Orpheline de père et déscolarisée, elle vivait avec sa mère et le concubin de celle-ci, conducteur de taxi-moto. Profitant des absences de la mère, l’homme aurait imposé à l’enfant des rapports sexuels répétés.
Les faits ont été révélés lorsque le frère aîné de la victime a surpris le mis en cause en flagrant délit. Malgré une tentative de fuite et des explications jugées infondées, le prévenu a été reconnu coupable. Il a été condamné à 10 ans de prison ferme et 2 millions de FCFA d’amende, conformément aux réquisitions du ministère public.
Une seconde audience tout aussi ferme
Le 25 février, huit nouveaux dossiers ont été examinés : sept pour atteintes sexuelles sur mineures et un pour harcèlement sexuel imputé à un artisan sur ses apprenties.
L’action publique a été déclarée éteinte dans un dossier en raison du décès du prévenu. Deux autres ont bénéficié d’une relaxe au bénéfice du doute. Les autres accusés ont été condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme, avec des amendes comprises entre 500 000 et 1 million de FCFA, rapporte Peace Fm.
François D’Assise BATCHOLA


