
Enterrement de l'artiste Julien Dègan : Les plasticiens d'Abomey et de Bohicon honorent un baobab de l'art

Enterrement de l’artiste Julien Dègan : Les plasticiens d’Abomey et de Bohicon honorent un baobab de l’art
Décédé le 19 mars dernier, Julien Dègan a été conduit, au début du week-end passé, en sa dernière demeure à Tinji Djègbé. Âgé de 64 ans, l’illustre disparu fut à la fois enseignant d’anglais dans le secondaire et artiste plasticien de renom. C’est d’ailleurs pour ses qualités qu’il a été choisi comme superviseur dans le département du Zou du projet « Classes culturelles », initié par le ministère de la Culture afin de former les jeunes collégiens et lycéens du Bénin à l’art et à la culture.
Ouvert, disponible et surtout très généreux dans le partage de ses connaissances et de ses expériences, Julien Dègan était devenu un repère pour bon nombre d’artistes plasticiens à Abomey et Bohicon. C’est justement pour lui témoigner toute cette considération qu’une grande cérémonie d’hommage lui a été consacrée à la Maison des jeunes de Bohicon. Pour l’occasion, de nombreuses personnalités se sont jointes à sa famille biologique et professionnelle pour saluer sa mémoire.
Parmi elles, on a noté la présence du deuxième adjoint au maire de Bohicon, représentant le maire empêché, des cadres du ministère de la Culture, ainsi que des directeurs de certains collèges et lycées du Zou. Les encadreurs des Classes culturelles, mobilisés comme un seul homme, ont pris une part très active dans cette cérémonie qui a également enregistré la présence de grandes pointures des arts plastiques, notamment Charly Djikou, Modeste Affama, et j’en passe.
Tour à tour, ils ont pris la parole pour dire tout le bien qu’ils pensaient — qui du grand artiste, qui de leur superviseur, qui de leur doyen, collègue et ami Julien Dègan. Après les oraisons funèbres, à l’unisson, ils ont salué celui qu’ils appellent affectueusement « le doyen Dègan ». Car pour eux, puisque l’artiste ne meurt jamais, il n’y a rien d’autre à faire en pareille situation que de promettre au défunt qu’ils continueront l’œuvre.
À l’issue de cette cérémonie, la dépouille de Julien Dègan a pris la direction de sa terre d’origine, Tindji, pour être enterrée à Djègbé, aux côtés de ses pères.
L.Y.


