
Harcèlement par voie électronique : la CRIET envoie un signal fort avec une peine de 24 mois avec sursis

Harcèlement par voie électronique : la CRIET envoie un signal fort avec une peine de 24 mois avec sursis
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict le lundi 27 avril 2026 dans une affaire de harcèlement électronique impliquant le député Armand Gansè. Le prévenu a été jugé coupable et condamné à 24 mois d’emprisonnement avec sursis, assortis de lourdes sanctions financières.
La première chambre correctionnelle de la CRIET a retenu les faits de harcèlement par le biais de communications électroniques. En plus de la peine de prison avec sursis, le tribunal a imposé une amende de 10 millions de francs CFA à l’accusé au profit de l’État. Sur le volet civil, la Cour a également accepté la constitution de partie civile du député. Le prévenu devra lui verser 5 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
À la source de cette affaire se trouvent des publications diffusées via l’application WhatsApp. Le député, membre du Bloc républicain, avait saisi la justice à la suite de la diffusion de contenus qu’il jugeait diffamatoires et constitutifs de harcèlement. Selon ses déclarations lors de l’audience, les événements auraient débuté après la fin de sa relation avec le prévenu. Ce dernier l’accusait notamment d’avoir mis enceinte une voisine de son quartier à Bohicon, tout en lui attribuant publiquement, sous un pseudonyme local, des propos et des comportements litigieux.
Lors des débats, le parlementaire avait insisté sur la nécessité d’établir la vérité devant la justice. De son côté, le procureur avait requis, en février 2026, une peine de deux ans de prison avec sursis, soulignant la gravité des faits et leur impact sur la réputation de la victime. La partie civile avait initialement réclamé 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts, estimant que les publications avaient causé un préjudice important. Le verdict a confirmé la culpabilité du prévenu et s’inscrit dans une démarche de rigueur face aux abus liés à l’utilisation des réseaux sociaux.
Jean De Dieu TRINNOU


