LD : Demande à Yayi de reprendre la tête du parti : VOICI CEUX QUI ONT VENDU LE PARTI À 1 FRANC

Akkilou YACOUBOU
10 mars 2026

Le Béninois Libéré
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LD : Demande à Yayi de reprendre la tête du parti : VOICI CEUX QUI ONT VENDU LE PARTI À 1 FRANC

On pensait que c’était la mouvance qui voulait faire disparaître le parti LD. Mais la réalité est tout autre. Au contraire, ce sont plutôt les leaders de la majorité présidentielle qui s’affairent à panser les plaies de ce parti gisant dans ses propres turpitudes.

À qui devraient incomber les multiples échecs du parti LD depuis la petite victoire de la participation aux législatives de 2023 ? Au chef du parti. Au commandant en chef, Boni Yayi. Puisque c’est lui qui a défini les pistes du management du parti depuis son ascension à la tête de cette formation en remplacement du désormais premier vice-président, Eric Houndété.

Si c’est en tirant les leçons de ce vécu que le numéro 1 du parti dit du peuple a décidé de prendre ses distances, pourquoi se fourvoyer jusqu’à envisager de tenter de le convaincre de ravaler ses vomissures ?

Car, depuis son accession à la tête du parti LD, on peut dire que c’est maintenant que le président Boni Yayi a pris une bonne décision. Avec le départ du pouvoir du président Talon dans les semaines à venir, c’est l’engouement majeur du président Yayi de faire la politique qui meurt. Car l’ancien président (2006-2016) n’aura plus grand intérêt à faire de l’opposition devant son fils adoptif et ami de son fils Chabi Yayi, Romuald Wadagni. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », dit-on. Pour qui connaît la sagacité du docteur Boni Yayi à fatiguer le président Talon, Romuald Wadagni n’a pas encore fini son cycle de dents de lait pour monter sur ce ring. Et ça, tout le monde le sait, à commencer par le candidat de la mouvance lui-même. Ce n’était pas un hasard quand il est allé annoncer au président Boni Yayi, qui a rang de papa, qu’il a été désigné par sa chapelle pour porter leur espoir à la plus grande compétition nationale. On ne peut pas dire que l’ancien président ne lui a pas donné sa bénédiction. C’est donc à juste titre que le président Yayi a mis les petits plats dans les grands en demandant à se retirer du champ politique pour rejoindre le panthéon des sages où son successeur a même veillé à ce que leur fauteuil soit doré sous le statut de sénateur.

Voilà qui rend absurde, voire maléfique, la volonté de certains adeptes de l’hypocrisie politique de, soit dit en passant, supplier l’ancien président de revenir sur sa décision.

Cette démarche a tout d’un cadeau forcé et empoisonné. Le président Boni Yayi devrait faire un communiqué pour rappeler ses faux lieutenants à la raison. Pendant que les plus éclairés de la maison se sont inscrits dans le réalisme de négocier un new deal avec le probable prochain président, maintenant que cela a de la valeur, on doit s’étonner que les adeptes du jusqu’au-boutisme idiot veuillent perdre bougrement du temps à plonger dans une piscine vide. Qu’ils laissent le président Yayi jouir enfin d’une retraite méritée dans cette bonne cause de gardiens de la paix au Sénat.

Aboubakar TAKOU

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