Litige foncier à Abomey-Calavi : Un an de prison ferme pour l'oncle qui spoliait son neveu (Tous les détails)

Akkilou YACOUBOU
5 mars 2026

Le Béninois Libéré
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Société

Litige foncier à Abomey-Calavi : Un an de prison ferme pour l’oncle qui spoliait son neveu (Tous les détails)

La Cour spéciale des affaires foncières (CSAF) a rendu un verdict sévère, ce jeudi 5 mars 2026, dans un douloureux conflit successoral qui opposait un oncle à son neveu. Le différend, centré sur une parcelle de terre héritée, a trouvé son épilogue judiciaire avec une condamnation à un an de prison ferme et 100.000 FCFA d’amende à l’encontre de l’oncle pour usage illégal du bien.

L’histoire est celle d’une famille déchirée par l’appât de la terre. Chargé de la liquidation de la succession de son père, le neveu avait saisi la justice pour dénoncer l’occupation sans droit ni titre de la parcelle par son oncle. Ce dernier, selon le plaignant, n’avait aucun document légal pour justifier sa présence sur ce bien familial.

Face au tribunal, la défense de l’oncle a pris une tournure inattendue. Contestant la légitimité même de son adversaire, il a mis en doute la filiation de son neveu, arguant que ce dernier ne serait pas le véritable enfant de son frère. Il s’est appuyé pour cela sur l’acte de naissance du plaignant, dans l’espoir de fragiliser sa qualité d’héritier.

Mais les investigations menées par la Cour ont rapidement fait basculer l’affaire. Les vérifications ont révélé que l’occupation n’était pas seulement illégale, elle était aussi lucrative. L’oncle avait en effet entrepris de louer la parcelle litigieuse à des tiers, un élément de poids qui a gravement compromis sa position.

Lors de l’audience de délibéré, l’oncle, absent à la barre, a été jugé par défaut. Après un examen minutieux des pièces et des témoignages, la CSAF a retenu l’occupation et l’exploitation irrégulières de la parcelle. Dans une salle d’audience silencieuse, la décision est tombée : un an de prison ferme et 100.000 FCFA d’amende.

Au-delà de la sanction, ce jugement de la CSAF vient rappeler un principe fondamental : la gestion d’une succession ne peut être le fruit de la force ou de l’initiative individuelle d’un membre de la famille. Le verdict, s’il met fin à l’occupation illégale, laisse entrevoir une famille irrémédiablement brisée, où une simple parcelle de terre est devenue le symbole d’une rupture définitive.

Alassane IMOROU SANDA

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