
Recomposition de la classe politique béninoise : QUELQUE CHOSE D'INÉDIT SE PRÉPARE

Recomposition de la classe politique béninoise : QUELQUE CHOSE D’INÉDIT SE PRÉPARE
(Talon et Yayi finalement d’accord sur un sujet)
Les bonnes choses sont celles qui ont une fin heureuse. Un jour de rencontre pour la paix définitive, fruit de la sagesse des grands hommes, vaut le sacrifice de mille ans de tumulte. Après toutes les formes de désaccords sur des sujets parfois les uns plus farfelus que les autres, l’ancien président Boni Yayi et son jeune frère Patrice Talon sont en passe de se serrer sincèrement la main. Le président Yayi, qui voit en Romuald Wadagni son fils, et qui ne nourrit aucune animosité contre ce dernier, est totalement d’accord pour libérer ses lieutenants à se rallier à sa cause qui, de toute évidence, rejoint son vœu le plus cher : voir le Bénin s’engager sur la voie d’un développement économique sans anicroche. C’est ce qui ressort de la retraite sanitaire, spirituelle et politique dans laquelle le leader de l’opposition au président Talon, est plongé depuis plusieurs mois. Et pour que cette condition sine qua non à la paix se réalise, il faut avouer que l’ancien président a été bien entouré pour l’éclosion de cette aptitude qui est bien la sienne.
Romuald Wadagni étant l’un de ses enfants chéris, le président Boni Yayi a décidé de joindre l’acte à la parole au profit de la sincérité de ses prières pour voir le jeune ministre du président Talon, réussir l’œuvre à laquelle le destin l’a appelé. Il faut reconnaître que la beauté de cette chance offerte aux Béninois réside dans le fait qu’il s’agit bien du candidat du président Talon. Pour une fois donc, les deux icônes majeures de notre pays viennent de s’asseoir dans un même presbytère, comme deux vicaires du Christ, pour une communion nationale en faveur de la paix et du développement.
À tous les ennemis du Bénin qui avaient prédit le déluge pour ce pays, ils assisteront à son salut grâce à la sagesse de ces deux hommes réunis autour de la même cause. Le président Talon l’avait dit : il se peut bien que lui et son aîné Yayi aient le même candidat pour assurer la continuité des réformes structurelles un Bénin réellement émergeant.
Aboubakar TAKOU


