Le gouvernement béninois prévoit 2 607,39 milliards de FCFA pour les ministères et les institutions en 2027. Cette enveloppe augmente de 10,8 % par rapport au budget rectificatif de 2026. Mais cette hausse ne concerne pas tous les secteurs. Le Cadre de vie, l’Énergie et l’Agriculture bénéficient de moyens supplémentaires, contrairement à la Santé et au Numérique.
Adopté en Conseil des ministres le 7 octobre 2026, le projet de loi de finances a été transmis à l’Assemblée nationale. Le budget général de l’État est estimé à 4 757,03 milliards de FCFA, soit une progression de 14,7 %.
Le Cadre de vie en tête des allocations
Le ministère du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, reçoit la plus grosse enveloppe, avec 594,075 milliards de FCFA. Ses crédits progressent de 16,5 %. Ils serviront notamment à financer les projets d’habitat, d’aménagement urbain et d’infrastructures routières.
L’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique arrive en deuxième position avec 313,17 milliards de FCFA, en hausse de 13,2 %. De son côté, le ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines obtient 225,47 milliards, soit une augmentation de 22,1 %.
L’Agriculture, l’Élevage et la Pêche bénéficie également d’une hausse importante. Son enveloppe atteint 181,93 milliards de FCFA, en progression de 26,2 %.
La Santé et le Numérique perdent des crédits
À l’inverse, le ministère de la Santé voit son budget baisser de 10,5 %, à 174,83 milliards de FCFA.
Le Tourisme et le Commerce extérieur subit une réduction de 37,8 %, avec 38 milliards de FCFA. La Transformation digitale et l’Innovation connaît aussi une baisse de 28,7 %. Ses crédits sont ramenés à 11,589 milliards.
Le budget du Sénat passe à 3,64 milliards
Sur le plan institutionnel, la dotation du Sénat passe de 100 millions de FCFA en 2026 à 3,64 milliards en 2027. La Présidence de la République devrait recevoir 73,515 milliards, tandis que le budget de l’Assemblée nationale diminue de 4,4 %, à 31,64 milliards.
Selon LaMarina.bj, les députés doivent examiner le projet de budget à partir de l’ouverture de la session budgétaire, annoncée pour le 19 octobre 2026. Les responsables des ministères et institutions seront ensuite appelés à défendre leurs prévisions devant les commissions parlementaires.
Fallone CHABI-BONI









