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Affaire Cristiano Ronaldo : Ferguson sort du silence et recadre…

*L’intégralité de sa déclaration choc

La polémique se poursuit autour du départ de Cristiano Ronaldo du rassemblement de l’équipe du Portugal. Elle s’est intensifiée après l’attribution de son traditionnel numéro 7 à Rafael Leão, seulement 24 heures après cet épisode.

Cette fois-ci, c’est Sir Alex Ferguson, ancien entraîneur de Cristiano Ronaldo à Manchester United, qui serait sorti du silence. Dans une déclaration, le technicien écossais a fait part de son mécontentement face à la gestion de la situation, estimant qu’elle porte atteinte à l’héritage du quintuple Ballon d’Or.

Lisez ci-dessous l’intégralité de sa déclaration :

« Je suis dans ce milieu depuis très, très longtemps. J’ai entraîné les plus grands clubs, côtoyé les plus grands talents et, s’il y a bien une chose que 84 ans de vie et quatre décennies de football vous apprennent, c’est comment gérer des hommes d’élite. Je regarde ce qui se passe dans cette sélection du Portugal en ce moment et, franchement, cela me rend triste de voir une telle mauvaise gestion d’une figure légendaire.

On ne fait pas venir Cristiano Ronaldo dans une sélection nationale, on ne l’expose pas fièrement et, ensuite, on le traite comme s’il n’était qu’un jeune joueur sorti des réservistes.

Si Jorge Jesus savait, au fond de lui, qu’il n’avait aucune intention de l’utiliser, alors pourquoi l’avoir appelé au départ ? Pour faire passer un message ? Ce n’est pas de l’autorité, c’est de l’insécurité.

Cristiano n’est pas un gamin qui débute. Ce n’est pas Yamal, ce n’est pas Endrick : c’est Cristiano Ronaldo. Je connais ce garçon sur le bout des doigts. Je l’ai signé alors qu’il n’avait que 18 ans, en 2003, et je connais l’engagement absolu, l’éthique de travail et l’obsession de la victoire qui coulent dans ses veines.

Quand Jorge l’a sélectionné à 41 ans, il savait très bien ce qu’il obtenait. Personne n’attend d’un homme de 41 ans qu’il ouvre les lignes pendant 90 minutes ou qu’il sprinte comme il le faisait à son apogée à Old Trafford.

Quand on a un sportif de ce calibre dans son équipe, on a le devoir de le gérer avec sagesse, tact et dignité. On ne le laisse pas assis sur le banc simplement pour prouver aux médias que c’est vous le patron. Un vrai entraîneur n’a pas besoin de rabaisser son joueur vedette pour prouver sa propre autorité.

Si les gens ont oublié ce que Cristiano a fait pour le football portugais au cours des vingt dernières années, le reste du monde, lui, ne l’a pas oublié. Ce garçon a porté une nation entière sur ses épaules pendant deux décennies : les buts, les records, l’Euro, la foi immense qu’il a insufflée à son pays. Il a hissé le football portugais tout en haut de la scène mondiale.

Maintenant, soyons raisonnables. Cristiano a 41 ans. C’est une réalité, et le temps rattrape chacun de nous. Il faut protéger ses minutes de jeu. Il y aura des matchs où le faire débuter en tant que titulaire n’aura pas de sens tactique. Je n’ai absolument aucun problème avec ça. J’ai dû faire exactement la même chose avec Bryan Robson, Steve Bruce, Ryan Giggs et Paul Scholes lorsqu’ils entraient dans les dernières pages de leur carrière.

Ils n’aimaient pas toujours cela, mais ils le respectaient parce que c’était fait avec honnêteté et soin.

Il y a un monde de différence entre gérer une icône vieillissante avec une autorité discrète et la diminuer publiquement. Si on a besoin de lui pendant vingt minutes pour faire sauter une défense obstinée, on prépare son esprit pour ces vingt minutes. On lui fait sentir qu’il est essentiel à ce moment précis. Mais on n’autorise jamais l’âge d’un homme à nous aveugler sur l’immense grandeur qu’il possède encore dans les moments clés.

Jorge Jesus doit prendre du recul et réfléchir très sérieusement ici. En tant qu’entraîneur, on peut gagner une dispute mesquine avec un joueur le mardi et, le samedi, avoir perdu la confiance de tout le vestiaire. Les entraîneurs vont et viennent, les tournois se terminent, mais les joueurs n’oublient jamais comment ils ont été traités lorsque la lumière a commencé à s’éteindre.

On n’est pas obligé de lui offrir un statut de titulaire garanti à chaque match, et aucun joueur n’est jamais plus grand que l’équipe. J’ai prêché cela pendant toute ma carrière. Mais après tout ce que Cristiano Ronaldo a donné au Portugal, on doit le traiter avec la dignité et le respect que son sacrifice exige. »

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