
Affaire du drame de Dassa : la procédure judiciaire repart de zéro

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’accident tragique survenu à Dassa-Zoumè il y a trois ans. La Cour d’appel d’Abomey a décidé, le 21 avril 2026, d’annuler l’ordonnance de non-lieu précédemment rendue par le juge d’instruction du tribunal de Dassa. Une décision qui marque un tournant majeur dans ce dossier sensible et ravive l’espoir des familles des victimes.
En invalidant le non-lieu, la juridiction d’appel ouvre la voie à une reprise du procès dans un nouveau cadre judiciaire. Si aucune date n’a encore été fixée pour la tenue des audiences, cette décision constitue un pas décisif vers la poursuite des responsabilités dans cette affaire qui a longtemps divisé l’opinion publique locale.
Une procédure relancée
Le dossier, resté en suspens après la décision initiale de non-lieu, revient ainsi au cœur de l’actualité judiciaire. Environ six personnes physiques ainsi que la société de transport Baobab sont concernées par les poursuites. Elles devront répondre de chefs d’accusation lourds, notamment d’homicide involontaire, de blessures involontaires et d’usage de faux.
Pour de nombreux observateurs, cette relance du procès apparaît comme une étape essentielle pour faire la lumière sur les circonstances exactes du drame et établir les responsabilités.
Un espoir pour les familles
Du côté des victimes, la décision de la Cour d’appel est accueillie avec un mélange de soulagement et de prudence. Francis Ahouadi, intervenant sur la radio locale Bipo, a qualifié cette décision de « première victoire » pour les familles endeuillées.
Après plusieurs années d’attente, ces dernières voient dans cette évolution judiciaire une opportunité de faire entendre leur voix et d’obtenir, enfin, justice et réparation.
Une affaire toujours sensible
Au-delà du cadre judiciaire, l’accident de Dassa reste profondément ancré dans la mémoire collective. L’annulation du non-lieu souligne les tensions persistantes autour de la gestion du dossier et met en lumière les attentes élevées de la population en matière de transparence et de justice.
La reprise annoncée du procès devrait ainsi être suivie de près, tant par les familles que par l’opinion publique, dans un contexte où la confiance envers les institutions judiciaires demeure un enjeu majeur.


