Le centre de traitement des données de l’Autorité nationale des élections (ANE) en Centrafrique a été la proie des flammes dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre 2026, un deuxième incendie en six mois. Le feu s’est déclaré dans le bâtiment principal après le départ du personnel. Les sapeurs-pompiers privés, appuyés par la Minusca et la Protection civile, ont réussi à maîtriser l’incendie aux environs de minuit.
Un bilan matériel lourd
Les dégâts sont considérables. Une partie de la toiture a été détruite. Plusieurs murs présentent des fissures et des traces importantes laissées par les flammes. Des bureaux, du matériel informatique et des archives ont également été touchés. Selon le président de l’ANE, Mathias Barthélemy Morouba, les archives de l’institution, la salle d’impression des listes électorales, des imprimantes, des scanners et près de 70 ordinateurs neufs ont été détruits. Le serveur contenant le fichier électoral aurait toutefois été préservé.
Court-circuit ou acte volontaire ?
Les circonstances exactes du sinistre restent à établir. Des témoins évoquent la piste d’un court-circuit. De leur côté, certains acteurs de la société civile soupçonnent un acte volontaire visant le matériel ou les données électorales. Une hypothèse que l’ANE ne confirme pas à ce stade. Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’origine de l’incendie et d’établir d’éventuelles responsabilités.
Le calendrier électoral maintenu
Malgré l’ampleur des dégâts, l’ANE assure que le calendrier électoral ne devrait pas être affecté. Selon son président, les données électorales ont été sauvegardées et l’institution reste en mesure d’organiser les scrutins du 25 octobre prochain.
Six mois après, mêmes inquiétudes
Ce sinistre est le deuxième incendie en six mois dans le même bâtiment. Lors du premier, l’enquête avait conclu à un court-circuit. La répétition de ces incidents pousse désormais l’ANE à demander la réhabilitation et la modernisation de ses locaux, notamment de ses installations électriques. Un enjeu qui prend une dimension particulière à l’approche des élections résiduelles.
Alassane IMOROU SANDA



