Le Béninois Libéré
Image default
Société

Cérémonie de Soudidé à Sokoudénou : Des fidèles du vodun Héviosso renaissent à Allada

Sous le haut parrainage de Sa Majesté Kpodégbé Lanmanfan Toyi Djigla, la communauté des fidèles du vodun Héviosso s’est rassemblée ce samedi 22 août 2026, à Allada Sokoudénou pour une cérémonie d’envergure placée sous le signe du renouveau spirituel. Organisée par Dah Soyonon Mintowou, haut dignitaire du vodun Héviosso, cette grande célébration de Soudidé marque la sortie de plusieurs mois de retraite spirituelle pour un groupe de fidèles.

Interrogé sur le sens de cette cérémonie, un responsable du culte a expliqué qu’il s’agit de la sortie d’une cohorte de fidèles de la divinité. Ces derniers étaient en retraite et interdits pendant plusieurs mois. La cérémonie du 22 août 2026 constitue le couronnement d’un long processus qui marque leur entrée dans une nouvelle phase de leur vie spirituelle.
« C’est un groupe d’initiés qui a subi une formation initiatique pendant plusieurs mois. Aujourd’hui marque la fin de ce processus », a-t-il confié. À l’issue de cette étape, les fidèles seront appelés à vivre pleinement leur rôle d’adorateurs et à jouer des rôles actifs au sein de la communauté après une phase de socialisation.

Un programme rituel dense et symbolique
La cérémonie, qui s’est déroulée le vendredi 21 août 2026, a été rythmée par une série de rites ancestraux, chacun ayant une signification particulière dans le parcours initiatique des fidèles. Dès 6 heures, le Tôyiyi a marqué le début des festivités, suivi de l’Adjayiyi à 9 heures, une cérémonie réservée aux initiés. L’après-midi a été consacré à l’Ahouandida à 14 heures, avant le Gbôssisô à 18 heures, une épreuve d’évaluation de la dignité et de la fidélité des croyants envers leur dieu.
Le dimanche 23 août, de 12 à 16 heures, les fidèles se sont retrouvés pour des prières et des moments de communion en l’honneur du vodun Héviosso.

Des cérémonies pour se rapprocher de l’Être suprême
À la question de savoir quelle est l’importance de ces rituels, le responsable a expliqué que ces cérémonies permettent aux Africains de se mettre en contact direct avec Dieu, qu’ils appellent « Mahou » ou « Segbolissa ». « Nous passons par les petits dieux pour que Mahou puisse recevoir notre message », a-t-il précisé.
Il a également insisté sur la nécessité d’un retour aux sources : « Nous invitons tout le monde à se mettre en ordre de bataille pour lutter contre ceux qui pensent que la tradition est négative. Nous devons faire un effort pour un retour à la tradition. »

La foi comme fondement de la tradition
Interrogé sur la notion de Dieu, le responsable a livré une réflexion profonde : « Dieu, c’est ce que l’homme cherche pour trouver des solutions à ses problèmes. C’est cet Être mystérieux auquel nous croyons, sans voix, qui nous donne tout. L’essentiel, c’est que nous ayons la foi dans ce que nous faisons et que cette foi nous amène à faire du bien. »

Articles Similaires

Démolition du camp Guézo : Déjà deux morts enregistrés en deux jours

Akkilou YACOUBOU

Bénin: accusé d’escroquerie, un agent de la préfecture devant la CRIET le 25 Juillet prochain

Akkilou YACOUBOU

Bénin : La plateforme de recueil des choix de filières ouverte aux nouveaux bacheliers

La Rédaction

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR