Le Honduras fait face à une grave pénurie d’eau. Le gouvernement a placé hier mercredi 19 août près de 80 % du territoire national en état d’alerte, en raison d’une sécheresse qui menace les récoltes, le bétail et l’approvisionnement en eau de nombreuses populations.
La situation est particulièrement préoccupante dans le « couloir sec », une zone qui s’étend du centre au sud du pays. Le manque de précipitations y affecte directement l’agriculture et l’élevage. Des agriculteurs signalent déjà des pertes importantes de bétail, faute d’eau et de nourriture.
Selon les informations de RFI, la crise touche également les populations. Dans plusieurs localités situées aux abords de la capitale Tegucigalpa, des habitants sont confrontés à des coupures d’eau pouvant durer plusieurs jours. Certains témoignent de situations particulièrement difficiles, avec des foyers privés d’eau pendant près de deux semaines.
Le phénomène climatique El Niño vient aggraver une situation déjà fragile. Apparu en mai 2026, il se caractérise notamment par une hausse des températures de surface de la mer dans certaines zones du Pacifique. Les météorologues s’attendent à une intensification de ses effets entre octobre et décembre.
Face à l’urgence, les autorités honduriennes prévoient de renforcer la distribution d’eau aux populations affectées et de procéder au forage de nouveaux puits. Mais les autorités reconnaissent que la crise risque de se prolonger dans les prochains mois.
Les conséquences pourraient être lourdes pour l’agriculture, l’élevage et l’accès à l’eau potable. Dans les zones rurales, la raréfaction des ressources hydriques menace déjà les moyens de subsistance de nombreuses familles.
Avec l’aggravation annoncée de la sécheresse sous l’effet d’El Niño, le Honduras se prépare ainsi à une période particulièrement difficile, alors que les besoins en eau devraient continuer de croître.
Alassane IMOROU SANDA



