« Mon cœur saigne. Le jour comme la nuit, je ne dors plus ». La voix de Laëtitia Assegnisso se brise. Depuis le 16 août 2026, cette mère pleure Nivaldo Agoutchon, son fils unique de 13 ans, mort dans des circonstances qui laissent toute une famille dans l’incompréhension.
Tout se passe à Zounhouè, un paisible village de la commune d’Athiémé, dans le Mono. Comme chaque année, Nivaldo y avait rejoint sa grand-mère pour les vacances. Un séjour qui devait être un moment de joie, et qui s’est transformé en cauchemar.
Selon le journal le Potentiel, le samedi 16 août au matin, la vie du jeune garçon bascule. Il est aperçu en compagnie d’une adolescente du village. Un fait banal entre jeunes du même âge, mais qui provoque la colère de la mère de la jeune fille. Elle crie au scandale, parle d’amourette.
Alertée, la grand-mère de Nivaldo est informée. Laëtitia, restée loin du village, dépêche alors son cousin et la grand-mère pour apaiser la situation et ramener le calme. Pour elle, l’affaire est alors gérée, sous contrôle.
Quelques heures plus tard, on lui apprend que l’incident a été porté au commissariat. Toujours rassurée par ses proches qui lui disent que tout est sous contrôle, elle attend simplement la suite.
Au bout du fil, ce sont des pleurs. Ce sont sa mère et ses sœurs. La nouvelle tombe, brutale, insoutenable : Nivaldo vient d’être retrouvé mort, pendu dans la maison familiale.
« Comment un garçon de 13 ans peut-il se pendre ? »
Pour Laëtitia Assegnisso, l’incompréhension est totale. Comment son fils de 13 ans, plein de vie, a-t-il pu mettre fin à ses jours ? Selon les premiers récits, sa grand-mère était au champ au moment du drame. C’est l’un de ses oncles qui aurait découvert le corps. La Police républicaine, accompagnée d’un médecin, est venue faire les constatations. Le corps a été déposé à la morgue et mis sous scellé pour une autopsie.
Le commissaire en poste au moment des faits a été muté. Son remplaçant, selon la famille, ne serait même pas informé du dossier. Chez dame Laetitia qui fait un suivi régulier au commissariat, l’impression que rien n’avance dans cette affaire de décès de son fils est là.
Si plusieurs témoins de cette journée du 16 août ont déjà été écoutés, une personne considérée comme centrale dans cette affaire refuserait, selon la famille, de répondre aux convocations de la police. Pourtant, son témoignage est jugé crucial pour comprendre ce qui s’est réellement passé juste après la découverte du corps.
Aujourd’hui, les questions restent entières et douloureuses. Nivaldo s’est-il vraiment pendu ? S’agit-il d’un meurtre maquillé en suicide ? Que s’est-il réellement passé dans cette maison de Zounhouè entre le matin et 16 heures ?
JDD



