Michael Adankpekindé, instituteur de 27 ans, a perdu la vie par noyade dans la commune d’Agbangnizoun. Il a été emporté par le courant au niveau du pont d’Ahogbéya, sur le fleuve Couffo, le vendredi 9 octobre dernier. Son corps a été retrouvé dans la nuit, à 23 h 17, après plusieurs heures de recherches.
Selon les informations rapportées par Fraternité fm, le jeune enseignant rentrait de Sahè-Loukpé avec sa compagne. Arrivé au pont d’Ahogbéya, qui est encore en construction, il a constaté la montée des eaux. Il serait descendu de sa moto pour vérifier la profondeur du passage. Mais il a glissé et a été emporté par le courant.
Sa compagne a aussitôt alerté les riverains. Les secours, les Forces de sécurité et les agents de la Protection civile du Zou se sont mobilisés pour le retrouver. Les recherches ont pris fin dans la nuit avec la découverte de son corps.
Le préfet du Zou, Dhossou Laurent Zomaï, s’est rendu sur les lieux avec une délégation et le maire d’Agbangnizoun. Il a présenté ses condoléances à la famille du défunt et a appelé les populations à éviter les traversées dangereuses pendant les crues.
Ce décès est le deuxième drame qui touche le monde enseignant en moins de deux semaines. Le 28 septembre dernier Wilfried Houngbadji, instituteur à l’École primaire publique d’Agonhohoun, avait été emporté par les eaux avec son fils alors qu’il rentrait de l’école. Leurs corps avaient été retrouvés le lendemain matin.
Ces deux drames relancent les appels à la construction de ponts adaptés sur les axes souvent inondés pendant la saison des pluies.
Fallone CHABI-BONI








