Ce lundi 2 mars 2026, les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar et de Bahreïn ont engagé des discussions avec le président russe Vladimir Poutine pour tenter de désamorcer la crise née des frappes iraniennes contre leurs territoires. Ces attaques, menées en représailles aux frappes américano-israéliennes du 28 février, ont visé des bases américaines et des infrastructures civiles dans plusieurs pays du Golfe.
Des explosions ont été signalées à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Riyad, causant des blessés et des dégâts matériels. L’Iran affirme cibler la présence américaine, tout en niant attaquer directement ses voisins.
La Russie en médiateur
Face à l’urgence, les États du Golfe cherchent à impliquer la Russie, alliée de Téhéran, dans une médiation. Poutine s’est engagé à transmettre les préoccupations de ses interlocuteurs à l’Iran et a exprimé sa volonté d’apaiser les tensions. Cette ouverture diplomatique survient alors que la crise perturbe déjà les marchés énergétiques, avec des suspensions de production et des incendies dans des raffineries saoudiennes.
Les observateurs redoutent une extension du conflit impliquant le Hezbollah et d’autres acteurs régionaux.