La troisième édition du Forum national des femmes leaders (FNFL) s’est ouverte ce mardi 29 septembre 2026 à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Prévue pour deux jours, la rencontre réunit des femmes leaders, des responsables publics, des acteurs du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations engagées dans la promotion de l’autonomisation économique des femmes.

Placée sous le thème « Gouvernance économique inclusive et masculinités positives : des leviers pour accélérer l’inclusion financière et économique des femmes du Bénin », cette édition entend réfléchir aux obstacles qui limitent encore l’accès des femmes au financement, aux ressources productives, aux outils numériques, aux marchés et aux espaces de décision.
Aller au-delà des constats
À l’ouverture des travaux, la coordinatrice du comité d’organisation, Sandrine Ahouanye, a insisté sur la nécessité de faire de ce forum un véritable espace de travail et de construction collective. « Notre ambition est de parvenir à des recommandations précises, réalistes et mesurables, mais également à des engagements clairement attribués et susceptibles de faire l’objet de suivi », a-t-elle déclaré.
Elle a également appelé à une meilleure prise en compte des réalités des jeunes femmes, des femmes rurales, des entrepreneures du secteur informel et des femmes en situation de handicap.
Créer un lien entre les femmes et les centres de décision
Pour la présidente du Réseau des Femmes Leaders Africaines (AWLN-Bénin), Huguette Akplogan Dossa, le forum doit contribuer à rapprocher les femmes des espaces où sont prises les décisions économiques. « Notre rôle n’est pas de parler à la place des femmes. Notre rôle, c’est de contribuer à créer les conditions dans lesquelles leurs voix peuvent être entendues, leurs expériences reconnues et leurs propositions examinées par les acteurs qui disposent du pouvoir et des moyens d’agir », a-t-elle souligné.
Elle a par ailleurs annoncé que les conclusions du forum seront consolidées et portées au deuxième Dialogue EGUMENI de l’Union africaine, consacré à l’accélération de l’inclusion financière et économique des femmes.
L’appel à une synergie d’action
Présente à l’ouverture, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargée de la Formation professionnelle, Awaou Baco, a réaffirmé l’importance de l’accès des femmes au financement, aux compétences et aux marchés. « La véritable question est donc celle des conditions qui leur permettent d’exercer pleinement leur potentiel économique, notamment l’accès au financement, aux compétences et aux espaces de décision », a-t-elle indiqué.
La ministre a également insisté sur la nécessité d’impliquer les hommes dans cette dynamique. « La transformation économique ne peut être portée par les femmes seules. Les hommes doivent être des alliés conscients que l’autonomisation féminine profite à l’ensemble de l’économie », a-t-elle ajouté.
Des engagements attendus
Au cours des deux jours de travaux, les participants vont prendre part à des panels et des travaux de groupe. Un dîner de plaidoyer doit également permettre de faire émerger des engagements concrets.
Pour les organisateurs, l’enjeu est désormais de transformer les réflexions en actions mesurables. « Ce forum doit être le lieu de passage décisif du dialogue à l’action », a insisté Awaou Baco.
À noter que les travaux du FNFL 2026 se poursuivent jusqu’à ce mercredi 30 septembre à Cotonou.
François d’Assise BATCHOLA



