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Société

Montée en puissance de la cybercriminalité chez les jeunes de 16 à 20 ans : Wadagni doit sortir le coup du marteau

Face à l’ampleur inquiétante du phénomène de gaymans, la criminalité numérique gagne aujourd’hui du terrain au sein de la jeunesse béninoise, particulièrement chez les adolescents et jeunes adultes âgés de 16 à 20 ans. Un constat amer s’impose : malgré les efforts consentis par l’État, le dispositif judiciaire et pénal actuel semble montrer ses limites. Il urge désormais que le gouvernement du président Romuald Wadagni sorte le grand jeu et tape du poing sur la table.

Un fléau qui gangrène la jeunesse et dessert les classes
Le phénomène a pris une ampleur telle que dans plusieurs localités, notamment à Abomey-Calavi et ses environs, de nombreux jeunes de 16 à 20 ans ont déserté les salles de classe. Qu’il s’agisse des classes de troisième, de terminale ou des niveaux intermédiaires, les bancs scolaires se vident au profit des cybercafés et des résidences meublées.
• Une relève compromise : des élèves en classes d’examen (troisième, terminale) abandonnent massivement leur scolarité pour embrasser une vie de gains faciles.
• Une implantation locale diffuse : l’activité illicite s’est enracinée non seulement dans les grandes métropoles, mais aussi dans les zones reculées et les coins périphériques (Godomey, Tanpkè, Parakou, etc.).
• L’échec de la dissuasion actuelle : malgré les sanctions pénales en vigueur, le phénomène ne faiblit pas, prouvant que les mesures répressives actuelles nécessitent d’être drastiquement renforcées.

L’État doit durcir le ton : vers une réponse globale et implacable
Le gouvernement Wadagni investit massivement dans l’éducation : construction d’infrastructures scolaires, facilitation des conditions d’études, revalorisation de la fonction enseignante et réformes structurelles pour façonner l’élite de demain. Cependant, il est inadmissible que ces efforts de développement soient sapés par l’attrait de l’argent facile.
Pour contrer cette menace qui pèse sur l’avenir de la nation, l’action publique doit passer à la vitesse supérieure :
• Un coup de marteau judiciaire : durcir l’arsenal répressif pour cibler et démanteler systématiquement les réseaux de cybercriminels, en traquant les gérants de résidences meublées et de cybercafés complices.
• L’implication des parents et de la communauté : responsabiliser l’entourage et sanctionner l’achat de biens somptuaires (comme les motos ou les véhicules de luxe) par des mineurs ou de jeunes adultes sans sources de revenus légales.
• Le retour forcé sur les bancs : identifier rigoureusement les jeunes déserteurs du système éducatif pour les ramener sur le chemin de l’école et de la formation professionnelle.
Wadagni ne peut se permettre de financer d’une main la formation de la jeunesse et de l’autre assister passivement à sa perdition morale et numérique. L’heure n’est plus aux demi-mesures : Romuald Wadagni et l’exécutif se doivent de brandir le marteau de la rigueur pour sauver ce qui peut encore l’être.

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