Le Conseil économique et social (CES) poursuit son engagement en faveur de la prévention des cancers féminins. Le vendredi 23 octobre 2026, l’institution a organisé, à son siège, une séance de sensibilisation aux cancers du sein et du col de l’utérus au profit de son personnel. Une initiative portée par le président du CES, Abdoulaye Bio Tchané, avec l’appui de la Fondation ACHAK, dirigée par Ahmed Atoro.
Présidée par Nadège Djossou, directrice adjointe de cabinet du président du CES, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités d’Octobre Rose. Elle a permis d’informer les participants sur les facteurs de risque, les signes d’alerte, les moyens de prévention et l’importance du dépistage précoce.
Au cours des échanges, les membres de la Fondation ACHAK ont insisté sur la nécessité de rester attentif aux changements inhabituels du corps et de consulter rapidement un professionnel de santé en cas de suspicion. Le cancer du sein, ont-ils rappelé, peut également toucher les hommes. Concernant le cancer du col de l’utérus, les discussions ont porté notamment sur la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), le dépistage régulier et la prise en charge médicale appropriée.
Les intervenants ont aussi attiré l’attention sur les risques liés à l’automédication, à l’utilisation non contrôlée de certains médicaments et au recours aux contraceptifs d’urgence sans conseils adaptés. L’objectif est d’encourager des comportements responsables et de briser les tabous qui entourent encore la santé sexuelle et reproductive.
Des témoignages pour renforcer la prise de conscience
La séance a été marquée par des témoignages de membres du personnel féminin ayant vécu, dans leur entourage, des expériences douloureuses liées aux décès causés par le cancer. Ces récits ont renforcé les échanges autour de l’importance de la vigilance, de la prévention et du recours aux professionnels de santé.
Pour Nadège Djossou, cette initiative constitue une occasion de rappeler que la sensibilisation doit nécessairement déboucher sur des actions concrètes. « C’est bien d’être sensibilisé, mais c’est encore mieux de se dépister », a-t-elle souligné, invitant l’ensemble du personnel à franchir le pas du dépistage. Elle a également plaidé pour l’extension de ces campagnes aux universités et à d’autres espaces de vie afin de toucher un public plus large.
De son côté, Raymonde Adjagba, point focal Genre du CES, a réaffirmé la nécessité de poursuivre la sensibilisation dans les familles et les milieux de vie. Elle entend encourager ses collègues à relayer les messages de prévention et à inciter les femmes à se faire dépister le plus tôt possible.
Le président de la Fondation ACHAK, Ahmed Atoro, s’est, pour sa part, réjoui de la participation du personnel et de la qualité des échanges. Il a rappelé que l’objectif de cette démarche est de favoriser une meilleure connaissance des deux maladies et d’encourager chacun à prendre sa santé au sérieux.
À travers cette activité, le CES entend contribuer à la diffusion des informations essentielles sur les cancers du sein et du col de l’utérus. Cette mobilisation rappelle que la prévention, l’information et le dépistage précoce demeurent des leviers importants pour réduire les risques et favoriser une prise en charge rapide.
A. IMOROU SANDA









