Le 9ème arrondissement de Cotonou a décidé de nettoyer Sètovi. Ce mardi 22 septembre 2026, il est précisément 18 heures 12 minutes. L’heure où les bureaux se vident et où les fonctionnaires rentrent chez eux. Mais pas pour les hommes du commissaire du 9ème arrondissement. Pour eux, la soirée ne faisait que commencer.
Sur la base de renseignements précis faisant état de deux kiosques servant de couverture à un trafic de produits psychotropes dans le quartier Sètovi, le commissaire en personne a pris la tête d’une équipe de fins limiers pour une opération coup de poing.
La cible était bien identifiée : deux kiosques locaux qui, au-delà des activités apparentes, servaient de lieu de rassemblement, de vente et de consommation de substances prohibées. Des QG bien connus des amateurs du quartier.
Arrivés sur les lieux, les policiers ont procédé avec méthode. La zone a d’abord été discrètement bouclée et sécurisée pour éviter toute fuite. Puis, l’assaut a été donné. À l’intérieur et aux abords des deux kiosques, la scène ne laissait aucun doute. Plusieurs individus étaient en pleine consommation de produits psychotropes.
Pris de court, ils n’ont pas eu le temps de se débarrasser des preuves. L’encerclement a été total. Bilan de l’opération : seize (16) individus interpellés en flagrant délit. Seize personnes, tous consommateurs présumés, qui ont vu leur soirée se terminer à l’arrière d’un véhicule de police, direction le commissariat du 9ème arrondissement pour les nécessités de l’enquête.
Mais l’opération ne s’est pas arrêtée aux interpellations. La fouille et la perquisition minutieuse des deux kiosques ont permis de mettre la main sur une importante quantité de produits psychotropes et de substances impropres à la consommation. La collection saisie a été soigneusement inventoriée et placée sous scellés. Elle servira de pièce à conviction.
Ce coup de filet vient ainsi priver le quartier Sètovi de deux de ses principaux points de deal et de ses « pharmaciens amateurs », comme les surnomment les riverains.
Les seize suspects sont actuellement en garde à vue dans les locaux du commissariat. Ils devront s’expliquer sur les faits de détention et de consommation de produits psychotropes devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou dans les prochaines heures.
Avec cette descente musclée, le commissariat du 9ème arrondissement confirme sa détermination à assainir sa zone de compétence et à lutter sans relâche contre la prolifération des ghettos et points de consommation de drogue à Cotonou.
Jean De Dieu TRINNOU



