Il y a trois ans, un recours très sensible a été déposé. Il refait surface. La Cour constitutionnelle du Bénin a inscrit à son rôle du 8 octobre prochain une requête portant sur la violation de l’article 19 du Code électoral et de l’article 35 de la Constitution. Ce recours a été déposé par le juriste béninois Landry Angelo Adelakoun et vise l’ancien président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Sacca Lafia.
L’affaire sera examinée lors de l’audience plénière de vacation prévue le jeudi 8 octobre 2026, occupant la huitième place parmi les dix dossiers programmés ce jour-là.
Une requête déposée en 2023
Dans sa requête déposée en 2023, le juriste, également consultant et défenseur des droits humains, conteste ce qu’il considère comme une violation de deux dispositions majeures. Il s’agit tout d’abord de l’article 19 du Code électoral, qui définit les attributions du Conseil électoral, et ensuite de l’article 35 de la Constitution, qui impose des obligations aux citoyens et aux responsables.
Landry Adelakoun affirme que l’ancien président de la CENA aurait manqué à ces obligations dans la conduite du processus électoral et demande à la Cour constitutionnelle de constater la violation.
Un contexte institutionnel particulier
Il est important de noter que cet examen du recours intervient dans un contexte institutionnel particulier, puisque la CENA a été dissoute suite à l’adoption de la loi n° 2026-14 par les députés de la dixième législature le 10 juillet 2026.
JDD



