Excuses officielles aux victimes de la guerre civile, nouvelles mesures de réparation et engagement à quitter le pouvoir en 2028. Le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, a annoncé plusieurs initiatives pour renforcer la réconciliation nationale. Il affirme également qu’il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle.
Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, fait un geste envers les victimes de la guerre civile. Lundi, à Freetown, il a présenté les excuses officielles de l’État aux survivants du conflit et aux familles endeuillées. Il a également annoncé de nouvelles mesures pour soutenir les victimes et renforcer la paix dans le pays.
Cette déclaration a été faite à l’ouverture de la Conférence nationale sur l’unité et la cohésion sociale. « Au nom de l’État de Sierra Leone, je présente mes excuses pour les souffrances que vous avez endurées et pour la protection que vous n’avez pas reçue », a déclaré le chef de l’État.
Par ces mots, Julius Maada Bio reconnaît les défaillances des institutions dans la protection des populations pendant la guerre civile. Il entend ainsi faire de la justice et de la réconciliation des priorités nationales.
Pour donner suite à cet engagement, le président a demandé à la Commission nationale pour l’action sociale (NaCSA) et aux institutions concernées de réexaminer le programme de réparations recommandé par la Commission vérité et réconciliation.
Il a également fixé au 18 janvier 2027 la date limite pour publier un rapport public sur l’application des recommandations de cette commission.
Autre mesure annoncée : le renforcement de l’accompagnement psychologique des personnes encore traumatisées par la guerre. Le ministère de la Santé devra travailler avec la Commission pour la paix et les communautés religieuses afin d’améliorer leur prise en charge.
Pour le président Julius Maada Bio, la paix durable repose sur la justice, l’inclusion sociale et de meilleures conditions de vie. Il rappelle que les injustices, les abus de pouvoir et les inégalités avaient contribué au déclenchement du conflit.
Sur le plan politique, le président sierra-léonais a réaffirmé son attachement à la Constitution et à une transmission pacifique du pouvoir. Il a confirmé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle de 2028. « Je ne serai pas candidat à l’élection présidentielle de 2028 », a-t-il déclaré. Il a également promis de transmettre le pouvoir au candidat choisi par les électeurs.
Le chef de l’État a par ailleurs proposé un cadre national d’action pour la paix et un fonds destiné à soutenir les initiatives communautaires. Il souhaite aussi renforcer le dialogue entre les partis politiques et faire adopter un code de conduite pour favoriser des élections pacifiques en 2028.
D’autres initiatives sont prévues, notamment l’éducation à la paix dans les écoles, la création d’une Semaine nationale de la paix et la préparation d’un mémorial national.
Ces mesures visent à préserver la stabilité de la Sierra Leone, plus de deux décennies après la fin de la guerre civile.
Entre reconnaissance des souffrances passées, soutien aux victimes et engagement en faveur d’une transition politique pacifique, Julius Maada Bio place l’unité nationale au cœur de ses annonces.
Fallone CHABI-BONI









