Reçue par Vladimir Poutine à Moscou, la vice-présidente du Bénin représente le président Romuald Wadagni au troisième sommet Russie-Afrique. Une nouvelle rencontre qui s’inscrit dans la continuité des relations entre Cotonou et Moscou, avec des enjeux majeurs autour du commerce, des investissements, de la sécurité alimentaire et de l’énergie.

Les relations entre le Bénin et la Russie se poursuivent au rythme des rencontres diplomatiques et des initiatives de coopération. Le mercredi 28 octobre 2026, la vice-présidente béninoise, Mariam Chabi Talata, a pris part à la réception offerte par le président russe Vladimir Poutine aux chefs de délégation participant au troisième sommet Russie-Afrique, organisé les 28 et 29 octobre à Moscou.
Accueillie au Kremlin, dans la salle des Facettes du Grand Palais, la représentante du président Romuald Wadagni a pris part à un rendez-vous qui témoigne de la volonté des dirigeants africains et russes de maintenir le dialogue et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération. Au-delà du caractère protocolaire de cette réception, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large, marquée par la recherche de partenariats économiques et stratégiques entre la Russie et les pays africains.
Une coopération appelée à se renouveler
Entre Cotonou et Moscou, les échanges s’inscrivent dans une histoire diplomatique qui précède largement ce troisième sommet. La participation du Bénin à cette rencontre constitue ainsi une occasion de poursuivre le dialogue bilatéral et de réfléchir aux possibilités de renforcer les relations existantes, notamment dans les domaines économiques et commerciaux.
Les travaux de Moscou accordent une place importante au développement des échanges commerciaux, à la mobilisation des investissements ainsi qu’aux questions de sécurité alimentaire et énergétique. Autant de secteurs qui représentent des enjeux pour les économies africaines et ouvrent des perspectives de coopération avec les partenaires internationaux, dont la Russie.
Pour le Bénin, cette participation offre un cadre de dialogue permettant de suivre les orientations de la coopération russo-africaine et d’identifier les possibilités susceptibles de contribuer aux objectifs de développement du pays. La concrétisation de ces perspectives dépendra toutefois des engagements pris, des accords conclus et de leur mise en œuvre effective.
De Sotchi à Moscou, un dialogue qui se poursuit
Le sommet de Moscou est la troisième grande rencontre organisée dans ce format, après celle de Sotchi en 2019 et celle de Saint-Pétersbourg en 2023. Ces rendez-vous successifs traduisent la volonté de la Russie et des pays africains de maintenir un cadre régulier de concertation et de donner une nouvelle impulsion à leurs relations.
Les délégations doivent notamment examiner le bilan du plan d’action russo-africain couvrant la période 2023-2026. Les travaux doivent également déboucher sur une déclaration commune et sur l’adoption annoncée d’un nouveau plan d’action pour 2027-2029.
La présence de Mariam Chabi Talata au Kremlin s’inscrit donc dans cette continuité diplomatique. Elle marque une nouvelle étape du dialogue entre les responsables africains et russes, avec un défi central : transformer les déclarations d’intention en projets concrets, capables de produire des retombées économiques et sociales pour les populations.
De l’héritage des relations diplomatiques aux perspectives de coopération, le rendez-vous de Moscou offre ainsi un nouveau cadre pour envisager l’avenir du partenariat entre le Bénin, la Russie et le continent africain.
Arnaud KOUMONDJI









