Satisfait des premiers pas du président Romuald Wadagni, convaincu du rôle que peut jouer Patrice Talon à la tête du Sénat et exigeant sur les retombées de la croissance pour les populations du Septentrion en particulier et du Bénin en général, le jeune acteur politique Adam Chabi BOUKO livre une lecture sans détour de l’actualité nationale. Du bilan des deux mandats de Patrice Talon aux ambitions agro-industrielles pour le Borgou-Alibori, en passant par ses attentes vis-à-vis du nouveau pouvoir, il affiche ses convictions et pose ses priorités : continuité de l’action, transformation locale et résultats concrets pour les Béninois.
En tant que jeune acteur politique, vous avez activement soutenu l’arrivée de ce nouveau régime de sept ans. Aujourd’hui, quelle lecture faites-vous des premières actions du gouvernement Wadagni ?
Réponse : Je suis plutôt satisfait. Le président Wadagni arrive avec une vision claire et surtout une connaissance des réalités socio-économiques du pays. Je crois surtout que c’est une question qui trouve sa réponse dans la satisfaction que les Béninois expriment chaque jour depuis son installation à la Marina. Des actions comme le réchauffement des relations diplomatiques avec plusieurs pays d’Afrique et du monde, les mesures sociales inédites au profit du secteur de la santé « Soigner d’abord, payer après », la gratuité scolaire pour les filles du cours primaire jusqu’en Terminale, l’indemnisation des agriculteurs victimes d’aléas climatiques, etc., sont autant d’actions qui rassurent sur l’avenir de ce gouvernement. Ce que j’attends maintenant, c’est la continuité dans l’action et surtout des résultats durables qui touchent davantage les populations. Il faut lui donner le temps de dérouler son programme.
Le Sénat a porté à sa tête l’ancien président Patrice Talon. Cette configuration incarne-t-elle une bonne dynamique pour la stabilité et l’équilibre politique du pays ?
Réponse : Oui, je le pense. Nous sommes à notre première expérience avec cette nouvelle institution, mais Patrice Talon en connaît déjà les rouages de l’État après dix années passées à la tête du pays. Au regard de l’expérience acquise et des résultats enregistrés durant sa gouvernance, notamment la métamorphose du pays au sud comme ici, au nord du pays, il y a de bonnes raisons de lui faire confiance pour conduire cette nouvelle étape. Les membres du Sénat sont eux aussi des personnalités expérimentées. Le plus important, à mon avis, est que chacun joue pleinement son rôle, dans une bonne complémentarité entre les institutions, afin de renforcer la stabilité du pays et de produire des résultats durables. Je suis sûr que vous partagez cet avis, cher ami journaliste.
Le Borgou-Alibori doit devenir un pôle agro-industriel majeur. Pour le soja notamment, qu’attendez-vous concrètement du gouvernement Wadagni pour que les producteurs de Pèrèrè en particulier et du Borgou en général bénéficient davantage de cette richesse ?
Réponse : Avec cette vision, le chef de l’État prouve qu’il est en conformité avec l’esprit des jeunes du Bénin et particulièrement du Septentrion. Dans le Septentrion aussi, nous souhaitons aller au-delà de la simple production. Il faut davantage de transformation sur place, de meilleures infrastructures de stockage et de transport, mais aussi faciliter l’accès au financement. À Pèrèrè comme dans le reste du Borgou, notre ambition doit être simple : que le producteur gagne davantage grâce à son travail et que la valeur ajoutée reste davantage dans notre région. L’idée de dépolariser les secteurs de développement dans le pays, c’est une idée de génie que Dieu et les mânes de nos ancêtres aident à la concrétisation de cette noble vision.
Après les deux mandats de Patrice Talon, de quoi êtes-vous particulièrement fier en tant que Béninois ? Et, à l’inverse, quel est le principal point du bilan Talon que vous auriez souhaité voir autrement ?
Réponse : Je suis particulièrement fier de la transformation visible du pays. Les infrastructures, l’assainissement urbain, l’énergie, les réformes économiques : beaucoup de choses ont changé. Maintenant, s’il faut souhaiter quelque chose autrement, c’est que cette transformation soit encore plus rapidement ressentie dans le quotidien des populations, notamment dans les zones rurales. C’est justement là que nous devons poursuivre l’effort.
Que souhaitez-vous voir le président Romuald Wadagni réussir à tout prix ?
Réponse : Je souhaite qu’il réussisse à transformer la croissance en opportunités concrètes pour les Béninois. Que le jeune de Pèrèrè, de Parakou ou d’ailleurs puisse trouver sa place dans cette dynamique. Si le président Wadagni réussit à créer davantage d’emplois, à renforcer l’agriculture et à faire émerger une véritable économie locale, ce sera une grande réussite.
Votre mot de la fin
Réponse : Je demande à tous les Béninois de prier pour la nation, de prier pour le gouvernement, de prier pour le chef de l’État, Romuald Wadagni, qui vient de commencer. Il n’a même pas encore fait 100 jours. Mais déjà, on sent qu’il a la volonté d’aller très loin, de tisser la nouvelle corde sur l’ancienne afin que tout soit au point. Nous devons l’accompagner. Sa vision, quand on voit son projet de société, tel qu’il a commencé à moins de 100 jours déjà, on voit son projet de société qui est en train de se dérouler. Il n’y a pas de raison pour qu’on ne l’accompagne pas. Que Dieu, que les mânes de nos ancêtres accompagnent le président Wadagni pour que ses sept ans se passent dans la paix et qu’il se frotte les mains pour dire : les Béninois ont eu confiance en moi, j’ai accompli ma mission.



