Le secteur funéraire va connaître une petite révolution au Bénin. En Conseil des ministres ce mercredi 4 novembre 2026, le Gouvernement a décidé de se faire accompagner par un assistant à maîtrise d’ouvrage pour un projet inédit : la construction d’un centre funéraire, d’une morgue moderne, d’un crématorium et d’une école de formation en thanatopraxie.
Si de profondes réformes structurelles sont en cours dans la santé pour moderniser les infrastructures, le plateau technique et améliorer la qualité des soins, la gestion des défunts est restée à la traîne, reconnaît le Gouvernement. Jusqu’ici, elle se limite pour l’essentiel à la conservation des corps à la morgue avant inhumation. Une situation qui ne garantit ni des services modernes, ni le respect total de l’intégrité et de la dignité des défunts, ni la sécurité sanitaire. C’est pour combler ce vide que l’Exécutif prévoit ce projet à quatre composantes.
Selon le Conseil, le futur complexe vise à :
· Améliorer la conservation des corps pour garantir la sécurité sanitaire des travailleurs funéraires et des familles ;
· Moderniser l’ensemble des commodités liées aux enterrements ;
· Former du personnel qualifié aux méthodes de soins de conservation des corps, via une école de thanatopraxie, une première au Bénin.
Conscient du caractère hautement sensible et technique de ce chantier à fort enjeu public, le Gouvernement veut s’entourer de toutes les garanties.
Le Conseil a donc décidé de recourir à un assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO). Sa mission sera d’aider à la rédaction du cahier des charges des études à réaliser et d’accompagner le maître d’ouvrage dans la mise en œuvre cohérente et technique du projet, dans le respect des normes et standards internationaux.
Une étape clé avant le lancement effectif des travaux de ce centre qui devrait profondément changer le visage du secteur funéraire béninois.
Jean De Dieu TRINNOU









