Il y a des départs en trombe qui laissent les sceptiques sans voix et les pisse-vinaigre de la République dans l’embarras. Depuis ce 24 mai 2026 où le destin du Bénin a confié les rênes de l’exécutif au président Romuald Wadagni, d’aucuns attendaient de voir si la rigueur du grand argentier se traduirait dans l’art délicat de la gouvernance globale. Quatre mois seulement. Quatre petits mois et l’homme a déjà, pour ainsi dire, pris le taureau par les cornes.
Pendant que les éternels mécontents discutent dans les bureaux, le président a décidé d’exercer son autorité de manière impérative : action, exécution, résultats.
L’éducation, priorité des priorités
Prenons l’éducation. Est-ce un vain mot ? 30 milliards de FCFA jetés dans la balance pour la rentrée 2026-2027. Mais laissons les chiffres froids aux comptables et parlons vrai. Qui n’a pas souri en voyant ces 63 bus neufs débarquer le 21 septembre dernier pour tirer d’affreux tourments les étudiants des universités publiques à travers 12 villes du pays ? Ajoutez-y la gratuité de la scolarité pour nos filles dans l’enseignement secondaire général et technique public et cette main républicaine tendue à 5 000 élèves handicapés en septembre. Et que dire de cette volonté affichée de solder le dossier des Aspirants au métier d’enseignant (AME) avec l’installation d’un comité technique chargé de fiabiliser la base de données nécessaire au recrutement sur titre.
L’agriculture et la santé, des actes concrets
Dans le champ de l’agriculture, on ne fait plus dans le folklore. On protège, on indemnise. Plus de 561 millions de FCFA versés rubis sur l’ongle dès août aux producteurs de coton et de riz sinistrés, suivis d’une phase pilote pour encadrer les cultivateurs de maïs.
Côté santé, on arrête les simagrées. 1 milliard de FCFA pour parer aux urgences vitales, 10 milliards pour l’eau et l’électricité dans les hôpitaux de l’intérieur qui vivaient encore à l’âge de pierre. Et pour couronner le tout, une Autorité de régulation installée pour siffler la fin de la récréation.
Une justice qui sait grandir par l’humanité
Le citoyen lambda retiendra surtout le 31 juillet 2026. Ce jour-là, sous la plume du président Wadagni, 369 détenus ont retrouvé le chemin de la liberté grâce à une grâce présidentielle mûrement pesée. Une justice qui châtie certes, mais qui sait grandir par l’humanité.
Des chantiers qui s’emballent
Pendant ce temps, les chantiers s’emballent : l’axe routier Setto-Dassa-Zoumè (291 millions de dollars avec l’allié américain du MCC), la construction de 35 Centres intégrés économiques, sociaux et numériques pour mailler 26 communes, ou encore la réforme audacieuse des Pôles territoriaux présentée aux maires et préfets.
Un style tourné vers l’impact réel
Quatre mois, c’est trop court pour crier victoire certes. Mais disons-le, ceux qui pariaient sur l’immobilisme en ont pour leur compte. Le style est là, net, incisif, tourné vers l’impact réel. À ce rythme-là, les Cassandre risquent fort de manquer d’arguments. Le train est en marche, et la locomotive Wadagni ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.
Jean De Dieu TRINNOU



