C’est une rencontre empreinte de symbolisme et d’émotion qui s’est jouée dans l’intimité de la résidence de la Haie-Vive, à Cotonou. Dans la soirée du mardi 3 novembre 2026, le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a rendu un vibrant hommage au patriarche Nicéphore Dieudonné Soglo. Un face-à-face intergénérationnel où l’histoire et la politique se sont entremêlées.
Accompagné du député Joël Godonou et de quelques membres de son cabinet, le professeur Djogbénou est venu chercher l’onction du premier président de l’ère du renouveau démocratique, également ancien maire de Cotonou. L’atmosphère se voulait chaleureuse et décontractée, baignée par les souvenirs d’antan et les anecdotes historiques.
Le président de la 10ᵉ législature n’a pas caché les motivations de cette démarche. Pour lui, la figure de l’ancien chef de l’État incarne une source d’inspiration intarissable. « Depuis notre prise de fonction, nous n’étions pas encore venus le voir. Nous sommes venus placer ce mandat sous sa bénédiction. Il nous a enrichis de ses conseils et de son expérience », a-t-il confié avec déférence. Il a ainsi exprimé sa volonté de « tresser la nouvelle corde à l’ancienne ».
Un discours d’investiture qui a marqué les esprits
En retour, le patriarche nonagénaire a réservé un accueil des plus touchants à son hôte. Nicéphore Soglo a révélé avoir été profondément ému par le discours d’investiture de Joseph Djogbénou. Un discours dans lequel le président de l’Assemblée nationale avait tenu à saluer la mémoire de feue Rosine Vieyra Soglo, illustre figure de l’histoire parlementaire béninoise.
L’évocation de son épouse a fait vaciller l’émotion du vieil homme. « Quand j’ai écouté son discours, malgré moi, les larmes me coulaient le long du visage. Je lui demande de m’envoyer un exemplaire de ce discours d’anthologie. Je suis fier de vous », a-t-il déclaré, la voix chargée d’émotion, devant l’assistance. Une visite qui restera sans nul doute comme un moment de grande communion entre deux générations d’hommes d’État.
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