Poursuivi après la découverte de 3 000 cartouches de calibre 12 dans son véhicule à Kandi, un chauffeur a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le lundi 19 octobre 2026. À la barre, il a affirmé ignorer la présence des munitions dans les bagages transportés. L’affaire a été renvoyée au 23 novembre prochain pour les réquisitions et les plaidoiries.
Un chauffeur interpellé à Kandi après la découverte de 3 000 cartouches d’armes à feu dans son véhicule a comparu devant la CRIET, le lundi 19 octobre 2026. Lors de l’audience, le prévenu a contesté toute connaissance de la présence des munitions à bord du véhicule qu’il conduisait.
Selon les éléments rapportés par Libre Express, le chauffeur transportait douze passagers en provenance d’Accra, au Ghana. Il a expliqué aux juges qu’il ne s’occupait pas directement du chargement des bagages, une tâche qu’il confie habituellement aux chargeurs présents sur le parc.
Les cartouches dissimulées sous des vêtements
Les munitions ont été découvertes lors d’une fouille effectuée à Soubroukou, dans la commune de Kandi. Les 3 000 cartouches de calibre 12 étaient dissimulées dans un sac, sous plusieurs vêtements, à l’intérieur du véhicule.
Interrogé sur les circonstances du transport, le prévenu a reconnu qu’il lui était possible de vérifier le contenu des colis embarqués. Il a néanmoins maintenu qu’il ignorait la présence des cartouches.
Le président de céans l’a notamment questionné sur ses responsabilités dans le contrôle des bagages. En réponse, le chauffeur a évoqué son état de santé fragile le jour des faits, tout en précisant qu’il était en mesure de conduire.
Une audience renvoyée au 23 novembre
À la barre, l’homme a indiqué exercer le métier de chauffeur depuis plus de trente ans. Il a également soutenu qu’il procède habituellement lui-même aux contrôles des bagages, malgré sa déclaration selon laquelle il n’avait pas connaissance du colis contenant les munitions.
Au cours des débats rapportés, le propriétaire du sac contenant les cartouches n’a pas été identifié.
À l’issue de l’audience du lundi 19 octobre 2026, la juridiction a renvoyé l’affaire au lundi 23 novembre 2026 pour les réquisitions et les plaidoiries, selon Libre Express.
Le dossier devra ainsi poursuivre son examen devant la CRIET afin de permettre à la juridiction de se prononcer sur les responsabilités en cause.
A. IMOROU SANDA









