Il se faisait passer pour un guérisseur traditionnel à Gbégnadji. Il a finalement été interpellé comme un vulgaire malfrat au marché de Djékpétimey. Recherché de longue date pour vols à main armée, cambriolages et association de malfaiteurs, il pensait avoir tourné la page.
À sa sortie de prison, il s’était installé dans le village de Gbégnadji, arrondissement d’Adjido, commune de Toviklin, où il recevait des patients et proposait ses services de tradithérapeute. Une nouvelle vie bien rangée, du moins en apparence. Car selon les enquêteurs, l’homme était toujours cité dans plusieurs affaires. Déjà impliqué dans un dossier de braquage dont les co-auteurs sont actuellement détenus à la prison de Lokossa, son nom est réapparu dans de récents cas de cambriolages dans la zone.
Informés, les éléments du commissariat de Djakotomey ont ouvert une filature discrète. Pendant plusieurs jours, ils ont suivi ses faits et gestes avant de passer à l’action. L’interpellation a eu lieu sans incident au marché de Djékpétimey, dans la commune de Djakotomey, loin de son cabinet de soins.
La perquisition effectuée à son domicile a levé le voile sur sa double activité. Les policiers y ont découvert des marteaux, une machette et une plaque d’immatriculation de moto. Un attirail bien éloigné de la pharmacopée traditionnelle. Le présumé guérisseur est désormais entre les mains de la justice. Il devra répondre de ses actes.
Jean De Dieu TRINNOU









