Le deuil s’est transformé en drame à Gbannavé, dans la commune de Dogbo, département du Couffo. Décédée le 20 octobre 2026, une femme d’une quarantaine d’années a été retrouvée sans ses yeux au moment de la préparation de son inhumation. Son mari et un autre suspect ont été interpellés.
Le corps mutilé au moment du transfert
Mère de trois enfants, la victime est décédée subitement le 20 octobre 2026 des suites d’un malaise. 48 heures plus tard, au moment de transférer sa dépouille vers son village natal, ses proches ont fait une découverte glaçante : les yeux de la défunte avaient disparu.
La nouvelle a semé la stupeur et la consternation au sein de la famille. Comment une telle mutilation a-t-elle pu se produire entre le décès et la levée du corps ? La question reste entière.
Alerté, le commissariat de police de Dévé a ouvert une enquête. Les premières investigations ont conduit à l’interpellation de deux personnes : le mari de la défunte et un autre individu. Tous deux ont été placés en garde à vue.
Entendu par les enquêteurs, l’époux a avancé l’hypothèse selon laquelle des rongeurs seraient responsables des lésions constatées sur les yeux de son épouse. Une version qui devra être confirmée ou infirmée par les investigations.
À ce stade, la responsabilité des deux suspects n’est pas établie. Pour faire la lumière sur cette affaire, la dépouille a été déposée à la morgue de Dogbo. Des examens médico-légaux ont été ordonnés afin de déterminer la nature et l’origine des mutilations.
Par ailleurs, trois autres individus seraient activement recherchés par la police dans le cadre de ce dossier, selon la Nation.
L’enquête se poursuit pour reconstituer le fil des événements et situer les responsabilités.
Yédiya ALLOTCHEMEY










