- Qu’ambitionne l’AICESIS ?
Et si la voix du Bénin comptait désormais dans les grandes enceintes où se dessinent les politiques économiques et sociales de demain ? C’est le pari que semble avoir pris Abdoulaye Bio Tchané. Le président du Conseil économique et social (CES) est arrivé à Madrid ce mercredi 28 octobre 2026 pour prendre part, les 29 et 30 octobre, aux travaux du Conseil d’administration de l’Association internationale des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (AICESIS).
Un enjeu qui dépasse les frontières
Dans un monde marqué par les inégalités et les mutations économiques et sociales, la transition ne peut être véritablement juste que si elle place la dignité humaine et la solidarité au cœur du développement. C’est tout l’enjeu de ces assises, qui réuniront des représentants d’institutions consultatives de plusieurs régions du monde autour du dialogue social et de la recherche de réponses concertées aux défis contemporains.
Au programme : l’examen des rapports d’activité et financier de l’AICESIS, le renforcement de son partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT) et les différentes approches de la transition juste. Le 30 octobre, une session conjointe avec le Réseau ibéro-américain des Conseils économiques et sociaux (RICESIS) et d’autres réseaux permettra d’approfondir les perspectives de coopération.
L’AICESIS, un réseau de 72 pays
Créée en juillet 1999 à Port-Louis, à l’île Maurice, l’AICESIS regroupe les institutions de 72 pays répartis sur quatre continents : Afrique, Amérique latine et Caraïbes, Asie et Europe. Son siège se trouve à Bruxelles, en Belgique.
L’organisation poursuit trois missions principales : favoriser le dialogue entre les Conseils économiques et sociaux et encourager les échanges d’expériences et de bonnes pratiques ; renforcer la démocratie participative en valorisant la contribution des partenaires sociaux et de la société civile aux politiques publiques ; et accompagner la création de Conseils économiques et sociaux dans les pays qui n’en disposent pas encore.
Ce que le Bénin vient chercher à Madrid
Pour le CES du Bénin, cette participation constitue un cadre de coopération internationale précieux. Elle permet de partager les expériences du pays avec d’autres nations, de valoriser les réformes engagées au sein de l’institution, de renforcer les capacités des conseillers et du personnel, mais surtout de faire entendre la voix du Bénin dans les réflexions internationales sur le développement économique, le dialogue social et la participation citoyenne.
La participation d’Abdoulaye Bio Tchané traduit ainsi l’ambition du CES de renforcer son rayonnement international et de consolider ses partenariats. À Madrid, l’enjeu dépasse les frontières et les institutions : il s’agit de construire un monde où les transformations économiques riment avec davantage d’équité, où le progrès profite au plus grand nombre et où personne n’est condamné à rester en marge.
Yédiya ALLOTCHEMEY










