Le nouveau Code pénal nigérien durcit les sanctions contre la mendicité dans les espaces publics et privés. Les personnes reconnues coupables de cette pratique encourent jusqu’à un an d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 500 000 FCFA. Les dispositions du texte visent également à combattre l’exploitation des enfants à travers la mendicité.
À travers son nouveau Code pénal, les autorités nigériennes entendent sanctionner les personnes qui sollicitent l’aumône dans les lieux publics ou privés. Cette réforme prévoit des peines d’emprisonnement et des sanctions financières à l’encontre des contrevenants.
Selon les informations publiées le 23 octobre 2026 par Atlanticactu, ces dispositions sont contenues dans l’ordonnance n° 2026-09 du 9 février 2026 portant nouveau Code pénal. Le texte prévoit une peine d’emprisonnement de six mois à un an, assortie d’une amende comprise entre 50 000 et 500 000 FCFA pour toute personne surprise en situation de mendicité. Le juge peut toutefois décider de prononcer uniquement l’une des deux sanctions.
L’exploitation des mineurs dans le viseur
Au-delà de la mendicité individuelle, le législateur nigérien s’attaque particulièrement aux pratiques consistant à utiliser des enfants pour solliciter l’aumône. Les personnes qui incitent des mineurs à mendier, les emploient comme guides ou tirent sciemment profit de leurs activités s’exposent à des sanctions beaucoup plus sévères.
En vertu de l’article 227, ces actes sont passibles de cinq à moins de dix ans d’emprisonnement, avec une amende allant de 500 000 à 5 millions de FCFA. Une disposition qui traduit la volonté des autorités de s’attaquer aux réseaux d’exploitation des enfants et aux pratiques qui les maintiennent dans la mendicité. Toutefois, cette nouvelle orientation pénale soulève des préoccupations d’ordre social. Si la lutte contre l’exploitation des mineurs constitue un enjeu majeur de protection de l’enfance, la répression de la mendicité pose également la question du sort des personnes vivant dans une situation de grande précarité.
L’enjeu sera donc de concilier l’application de la loi avec des mesures d’accompagnement social susceptibles d’offrir des alternatives aux personnes qui dépendent de la mendicité pour leur survie.
A. IMOROU SANDA









