Dimanche 1er février 2026, l’armée nigériane a annoncé avoir neutralisé dix terroristes, dont un haut cadre du groupe Boko Haram, à l’issue d’une opération militaire d’envergure menée dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria.
Cette région, l’épicentre de l’insurrection djihadiste depuis plus d’une décennie, reste l’un des foyers les plus instables du géant d’Afrique, malgré les offensives répétées des forces de sécurité. Selon un communiqué diffusé sur le réseau social X, les troupes de la Force opérationnelle conjointe ont conduit une opération nocturne ciblée dans la forêt de Sambisa, bastion historique de Boko Haram. L’assaut a permis l’élimination d’un chef terroriste de premier plan, présenté comme un maillon essentiel dans la coordination des attaques et la gestion logistique du groupe sur cet axe stratégique.
L’état-major nigérian assure que l’opération s’est déroulée sans aucune perte dans les rangs de l’armée. Sur le terrain, les soldats ont également mis la main sur un important arsenal comprenant des fusils, des chargeurs, des vélos, du matériel logistique ainsi qu’une quantité notable de produits médicaux utilisés par les combattants terroristes pour soutenir leurs activités clandestines.
Pour les autorités militaires, ce succès opérationnel porte un coup sévère aux capacités organisationnelles de Boko Haram dans la zone de Sambisa. Toutefois, l’État de Borno demeure sous la menace persistante des groupes armés, responsables d’attaques meurtrières, d’enlèvements et de déplacements massifs de populations.
Il faut noter que face à cette insécurité chronique, Abuja réaffirme sa détermination à intensifier les opérations militaires afin de démanteler les réseaux terroristes et rétablir durablement la sécurité dans le nord-est du pays.
Alassane IMOROU SANDA



