*Zoom sur les nouvelles pièces réclamées par le Bénin
Le dossier de la restitution du patrimoine culturel béninois s’est de nouveau invité au cœur des échanges entre le Bénin et la France. À l’occasion de sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, le chef de l’État béninois Romuald Wadagni a porté une nouvelle demande portant sur 35 biens culturels conservés en France.
Des pièces emblématiques réclamées
Parmi les pièces concernées figure notamment la statue du dieu Gou, divinité associée au fer et à la guerre, conservée au musée du Louvre. Le Bénin réclame également le retour d’un plateau de divination en bois sculpté, exposé au musée du Quai Branly, ainsi que du trône du roi Toffa de Porto-Novo.
Un nouveau cadre juridique en France
Cette nouvelle démarche intervient dans un contexte juridique désormais plus favorable aux demandes de restitution. La France a adopté la loi n° 2026-351 du 9 mai 2026 relative à la restitution de biens culturels ayant fait l’objet d’une appropriation illicite. Le texte prévoit notamment une procédure permettant, sous certaines conditions, la sortie de biens culturels des collections publiques françaises.
La loi s’applique également aux demandes de restitution qui étaient déjà en cours d’examen au moment de sa publication.
Après le retour de 26 trésors royaux
Cette nouvelle demande s’inscrit dans la continuité de la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey, transférées au Bénin à la suite de l’accord conclu avec la France. La loi française de 2020 avait permis leur sortie des collections publiques françaises et leur transfert à la République du Bénin.
Avec ces nouvelles demandes, Cotonou entend poursuivre le processus de récupération de biens culturels liés à son histoire et conservés jusqu’ici dans des institutions françaises.
François d’Assise BATCHOLA



