(Que font aujourd’hui les vrais proches de Boko pour son salut ?)
Tout le monde savait pour sa candidature. Sauf le président Patrice Talon. Il avait tellement confiance en son homme qu’il se disait être de nature, la première personne à être informée si son frère et ami décidait un jour de loucher sur le fauteuil qu’il occupe. Sa confiance en Olivier Boko l’avait aveuglé. Il ne voulait écouter personne. Et les quelques fous qui osaient attirer son attention sur ce qui se tramait, étaient traités de démons. Il fallait être vraiment un démon pour oser dire au président Talon que son bras droit louchait bougrement sur son fauteuil et serait même prêt à tout pour le récupérer. Mais comme le prince autoproclamé sentait le fauteuil lui échapper, il prit la décision fatale : éliminer simplement le roi. Mais Patrice Talon n’avait que deux outils pour sa protection. Dieu et sa foi en cet ami. Car il savait très bien qu’on pouvait l’épargner de toutes sortes d’attaques, mais pas de celles venant d’Olivier Boko qui avait accès à lui sans filtre.
Le 24 septembre 2024 annonce les couleurs. Patrice Talon devait être arrêté par l’armée sur financement et organisation de son propre frère. Mais comme le mal, malgré l’immensité de sa ruse, ne peut jamais arriver à bout du bien, ce fut l’Armageddon. Dans la Bible, l’Armagédon, de l’hébreu « Har-Mégidon » du livre de l’Apocalypse (Révélation) 16:16, désignant le lieu de la guerre finale entre les forces humaines, rassemblées par des esprits démoniaques, et Dieu.
Un an après, le président Talon continue toujours de ruminer sa désolation. Il a perdu pour de bon, son frère. Le frère s’est perdu en voulant le jouer trop au service des forces du mal.
Un an après cette forfaiture qui a conduit à la condamnation à 20 ans de réclusion criminelle des inculpés, on se demande ce que font les vrais amis de Olivier Boko ?
Continuent-ils leur combat en sourdine ? Ou ont-ils décidé de faire profil bas en appelant au pardon ? Dans un an, le président Talon ne sera plus là et il va falloir compter avec un nouvel ordre incarné par Romuald Wadagni. Une situation dont la clé se trouve toujours entre les mains du condamné. Il fait profil bas et il peut espérer quelque chose de bien, ou il finance ses amis de l’opposition et il perd tout dans leur échec imminent. C’est lui seul qui détient les clés de ses étreintes.
Aboubakar TAKOU



