Au Burkina Faso, l’Assemblée Législative de Transition (ALT) a adopté à l’unanimité, le jeudi 17 juillet 2025, une nouvelle loi encadrant la liberté d’association.
Ce texte, composé de 7 titres et 85 articles, vise à combler les lacunes de la loi de 2015 en instaurant un cadre plus rigoureux pour les associations et les ONG opérant dans le pays. Il permettra d’établir une cartographie précise de ces entités, de renforcer la transparence financière, et de lutter plus efficacement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Désormais, les associations devront transmettre leurs budgets, comptes annuels et rapports financiers aux ministères des libertés publiques, de l’Économie, des Finances et de leur secteur d’activité.
La nouvelle loi exclut de son champ d’application les structures à but politique ou commercial, ainsi que les faîtières des collectivités territoriales. De plus, elle interdit aux ministres, élus, présidents d’institutions et chefs de circonscriptions administratives de siéger dans les organes dirigeants d’associations.
Avec cette réforme, le Burkina Faso entend non seulement mieux encadrer l’activité associative, mais aussi consolider la sécurité nationale et la bonne gouvernance.
François D’Assise BATCHOLA



