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Takou

2026 et activisme politique de Bio Sawé : LE DR YAYI VEUT EUTHANASIER LD

(Chabi Yayi, Atchadé et autres poseraient moins de problèmes)

Le fils génétique du président Boni Yayi, Chabi, n’a hélas pas l’âge minimum, suivant les exigences de la constitution, pour se mettre dans les starting-blocks pour la présidentielle de 2026. Il est, à l’instar de Lionel, un autre fils du président Talon. L’honorable Nourénou Atchadé, même s’il s’acharne souvent contre l’actuel président de la République, son parcours politique et son expérience aux postes électifs lui donnent le background requis pour critiquer un chef sans laisser transparaître l’animosité déconseillée en politique. L’honorable Kamel Ouassagari lui, a encore sa dentition de lait. Personne ne le calcule dans la mouvance en dehors de son aîné Rachidi Gbadamassi qui sait le prendre, tel un ratel, par ses deux précieuses boules.

Pourquoi l’opposition doit-elle réussir son casting pour le compte de cette présidentielle ? En realpolitik, le candidat qui rêve d’incarner l’alternance ne doit pas afficher le visage de l’horreur pour le président sortant. Ce n’était pas par amour pour Félix Tshisekedi en RD Congo, que le président sortant, Joseph Kabila, l’a laissé lui succéder, contrairement au rêve du plus farouche dans la succession, le milliardaire Moïse Katumbi. Le choix d’un candidat pour incarner la dynamique de l’alternance requiert indubitablement le presque avis du président sortant. Et c’est sur ce registre que les agitations et les propos belliqueux sur fond de « Nagotisation » du parti Les Démocrates (LD), de Bio Sawé Dabo Yacoubou, sont de nature à éloigner davantage l’opposition du podium de la victoire en 2026.

Car, en dehors de ses capacités à s’anéantir seul sans adversaire, Bio Sawé n’avait jamais pu se révéler aux Béninois dans une position politique. Il n’avait jamais occupé un poste politique. Ses incursions sur le terrain sont rares. Elles interviennent toujours à la veille de l’élection présidentielle avec une forte senteur opportuniste de celui qui ne voit dans les Béninois que de simples électeurs qu’il faut négocier le temps d’une campagne électorale.

À quelques mois des élections générales, la tradition est en train d’être respectée. Sentant l’occasion de la dernière chance, l’homme des élections du parti LD, Bio Sawé a repris son bâton de pèlerin. Attaques, dénigrements des efforts de la Rupture, injures à peine voilées contre le président Talon, tous les ingrédients sont réunis pour permettre au frère nagot du président Boni Yayi de se positionner comme le méchant qu’il faudra pour le parti, afin de raser la tête à Patrice Talon avec des tessons de bouteille à sa sortie de la Marina. Une erreur fondamentale quand on sait que le chef de la Rupture est le meilleur dans les compétitions. Si c’est en Bio Sawé que le président Yayi veut jeter son dévolu, ce serait une chance pour le veinard que le président sortant va présenter. Car, juste pour son honneur, le président Talon serait capable de faire élire même un mendiant de Zongo si c’est lui quîet désire présenter.

Aboubakar TAKOU

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