Lors de la 9e Assemblée générale à Accra, le Président Louis Vlavonou a appelé à une action collective plus audacieuse pour éradiquer ce fléau qui handicape le développement du continent.
Du 7 au 9 novembre 2025, la capitale ghanéenne, Accra, accueille la 9e Assemblée générale biennale du Réseau des parlementaires africains contre la corruption (APNAC). Placée sous le thème « Repositionner l’APNAC dans la lutte contre la corruption : surmonter les défis actuels et émergents », cette rencontre vise à redynamiser la lutte contre un fléau qui mine les fondations du continent.
Un constat amer : la corruption, un frein à l’épanouissement de l’Afrique
La cérémonie d’ouverture, présidée par M. Alban Bagbin, Président de l’Assemblée nationale du Ghana, a été marquée par un discours sans concession du Président de l’APNAC, Louis Gbèhounou Vlavonou. Ce dernier a dressé un portrait saisissant des paradoxes africains.
« Notre Afrique est une belle terre de promesses… mais qui, paradoxalement, se retrouve parfois handicapée dans son développement », a-t-il déclaré, identifiant clairement la cause de ce blocage : « la corruption. Ce fléau tenace et dévastateur est au cœur de ce paradoxe ».
S’éloignant des statistiques alarmantes, qu’il a jugées insuffisantes pour susciter l’action, le Président Vlavonou a décrit la corruption comme un « monstre insidieux » qui déstabilise les démocraties et érode la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Un appel à la rédemption et à l’action collective
Reconnaissant que les parlementaires ont « souvent failli » dans leur mission, Louis Vlavonou a appelé à une forme de rédemption collective. « Il est grand temps de rectifier les choses », a-t-il plaidé, soulignant que la 9e biennale avait précisément pour but de « redresser la barre ».
Il a invité ses pairs à une mobilisation accrue, rappelant la vision des pères fondateurs de l’APNAC, réunis il y a vingt-six ans à Kampala : bâtir une plateforme de solidarité pour mieux combattre un ennemi commun. Citant une sagesse africaine, il a insisté sur la nécessité de l’union : « “Si tu veux aller vite, va seul, mais si tu veux aller loin, va ensemble.” »
Les parlementaires au cœur de la solution
Tous les intervenants, dont l’honorable Emmanuel Kwasi Bedzrah, président de l’APNAC-Ghana, et le Secrétaire général administratif du Parlement ghanéen, Ebenezer Ahumah Djietror, ont abondé dans le même sens. Ils ont souligné que le repositionnement de l’APNAC passait par une synergie d’actions et, en urgence, par un changement de comportement des parlementaires eux-mêmes.
Leur intégrité, leur respect du bien public et leur bonne conduite sont essentiels pour « rétablir la confiance avec les peuples », ont-ils unanimement reconnu.
Un hommage mérité au leadership de Vlavonou
En clôture de la cérémonie, l’assemblée a témoigné sa reconnaissance au Président Vlavonou pour son leadership. L’honorable Shakeel Shabbir Ahmed, Président de l’APNAC-Kenya, lui a remis une sculpture en fer-bronze représentant un lion, symbole de son « courage et de sa force » dans la lutte contre la corruption.
Alors que les travaux se poursuivent jusqu’au dimanche 9 novembre, les attentes sont grandes pour que les résolutions de cette assemblée donnent un nouveau souffle à la lutte contre la corruption et permettent à l’APNAC de remplir pleinement son mandat historique.
WM



