Le blocus imposé par les jihadistes du Jnim au Mali en début septembre sur les importations de carburant n’a pas encore été levé. Malgré les garanties des autorités, la pénurie persiste et ses premières conséquences, notamment sur l’éducation, restent visibles.
À Bamako et dans d’autres régions, la population fait toujours face à des difficultés liées au manque de carburant. Les camions-citernes escortés par l’armée assurent un ravitaillement minimal, mais insuffisant pour un retour à la normale. Les stations-service ouvrent de manière discontinue, provoquant de longues files d’attente à chaque livraison annoncée. Dans certaines régions, l’accès au carburant se fait par des réseaux informels, souvent plus coûteux. Les conséquences du blocus se sont fait sentir rapidement, notamment sur les déplacements des élèves, enseignants et personnel éducatif. Les autorités maliennes de transition s’efforcent de rétablir l’approvisionnement, rejetant l’existence d’un blocus jihadiste et accusant des « sponsors étrangers » de perturber la situation.
Jean De Dieu TRINNOU



