Les législatives du 11 janvier pourraient marquer un tournant dans la vie politique béninoise : les opposants fondateurs et membres éminents du parti Les Démocrates (LD) qui avaient démissionné de cette « machine de revanche et de contestation systématique » sont désormais tous élus députés.
Ces transfuges, qui ont rejoint l’Union Progressiste pour le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), entendent désormais apporter au sein de la nouvelle Assemblée « la contradiction pour des débats et propositions constructifs », selon leurs propres termes.
« Nous avons quitté LD précisément parce que nous étions fatigués d’une opposition stérile, systématique, qui disait non à tout par principe », explique l’un d’eux. « Notre vocation n’est pas d’être des empêcheurs de tourner en rond, mais des contributeurs au développement de notre pays. »
Pour ces nouveaux élus, la différence fondamentale réside dans l’approche : « Nous voulons être une opposition qui propose, qui amende, qui critique de manière constructive. Pas une opposition qui détruit systématiquement. »
Leur élection en nombre constitue un message clair envoyé à l’ancienne direction de LD, accusée d’avoir transformé le parti en un instrument de règlement de comptes personnels plutôt qu’en une force politique crédible.
« Le peuple béninois a tranché : il veut des députés qui travaillent, pas des professionnels de la polémique », conclut un analyste politique. La preuve sera faite dans les mois à venir, au moment des premiers débats parlementaires de cette nouvelle législature.



