Le glissement de terrain survenu à Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, continue de livrer un bilan incertain plusieurs jours après le drame. D’après les autorités locales de la République démocratique du Congo, au moins 200 personnes auraient perdu la vie dans l’effondrement du site minier.
La majorité des victimes seraient des mineurs artisanaux et des habitants des environs, surpris par l’éboulement. Les recherches se heurtent encore à de nombreuses difficultés, notamment l’état du terrain et l’accès limité à la zone touchée, ce qui complique le décompte exact des victimes.
Des organisations de la société civile estiment cependant que le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, évoquant près de 400 personnes ensevelies. Cette divergence met en évidence les défis liés à l’évaluation des catastrophes dans une région déjà marquée par l’instabilité et l’exploitation minière informelle.
Le drame relance les inquiétudes autour des conditions de sécurité sur les sites miniers et de la vulnérabilité des populations vivant à proximité de zones à haut risque.
Fallone CHABI-BONI



