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Afrique

Affaire de transmission délibérée du VIH : Une douzaine d’interpellations après une enquête au Sénégal (les détails)

Une enquête judiciaire menée à Keur Massar et dans la zone de Diamniadio, au Sénégal, a conduit à l’interpellation de douze personnes soupçonnées de transmission volontaire du VIH. Selon les autorités, huit des individus arrêtés ont été confirmés séropositifs à l’issue d’examens médicaux, tandis que deux autres attendent une confirmation. Quatre personnes ont, en revanche, été déclarées séronégatives.

Les arrestations, effectuées entre le 4 et le 6 février par la Brigade de recherches de Keur Massar, font suite à une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH et pratiques sexuelles illégales. L’affaire a été révélée par le quotidien Libération.

L’enquête a été ouverte après le signalement d’un jeune électricien de 21 ans, domicilié à Keur Massar. Interpellé le 4 février, celui-ci a reconnu avoir eu des rapports sexuels non protégés tout en ayant connaissance de son statut sérologique positif. Il a également admis avoir intentionnellement exposé plusieurs partenaires au virus, contactés via des plateformes en ligne. Deux de ces partenaires, eux aussi séropositifs, ont été arrêtés dans la foulée.

Les investigations se sont ensuite élargies et ont permis l’interpellation de neuf autres personnes dans les jours suivants. Selon les enquêteurs, l’ensemble des mis en cause a reconnu avoir entretenu des rapports sexuels non protégés malgré la connaissance de leur état de santé.

La gendarmerie indique que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels autres membres du réseau et de préciser les responsabilités individuelles. Placés en garde à vue, les suspects doivent être présentés au parquet dans les prochains jours.

Les personnes mises en cause encourent des poursuites pour association de malfaiteurs, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui. La législation sénégalaise prévoit, pour ce type d’infraction, des peines allant de cinq à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre cinq millions de francs CFA.

Selon les données du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), environ 41 900 personnes vivaient avec le VIH au Sénégal en 2023. Si une large majorité connaît son statut et bénéficie d’un traitement antirétroviral, les autorités sanitaires rappellent que certaines pratiques à risque continuent de représenter un défi majeur dans la lutte contre la maladie.

François D’Assise BATCHOLA

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