(Les détails de sa feuille de route de son mandat annoncé de transformation)
La commune d’Abomey-Calavi tient désormais son nouveau maire. Le Dr Nathanaël Koty a été officiellement installé dans ses fonctions ce jeudi 19 février, à l’occasion d’une cérémonie solennelle de passation de charges marquant le début de la mandature 2026-2033. Entre engagements républicains et ambitions de transformation, le nouvel édile a esquissé les contours d’une gouvernance placée sous le signe de l’efficacité et de la responsabilité.
Dans son allocution, le maire entrant a insisté sur la portée morale de sa mission. Devant un parterre de députés, ministres et autorités préfectorales, il a qualifié sa fonction de « mission sacrée », appelant ses collaborateurs à l’abnégation et au sens du service public. « Je prends devant vous l’engagement de ne faire économie d’aucune exigence », a-t-il déclaré, promettant de transformer les potentialités d’Abomey-Calavi en résultats concrets pour les populations.
Pour y parvenir, Nathanaël Koty a présenté une feuille de route structurée autour de quatre axes majeurs :
· Restaurer l’efficacité du service public ;
· Renforcer la citoyenneté locale ;
· Imposer la rigueur financière ;
· Assainir la gestion foncière.
Continuité administrative et coopération régionale
Tout en rendant hommage à son prédécesseur, Angelo Ahouandjinou, dont il souhaite bénéficier de l’expérience, Nathanaël Koty a plaidé pour une coopération intercommunale renforcée au sein du Grand Nokoué, afin de mieux répondre aux défis urbains communs.
Dans un discours empreint d’émotion, le maire sortant a dressé le bilan de son mandat, marqué par le développement d’infrastructures, l’amélioration des services sociaux et le renforcement de la gouvernance locale. Il a également évoqué les défis persistants liés à la pression démographique et aux besoins croissants en voirie, assainissement et sécurité, avant d’exprimer toute sa confiance en la nouvelle équipe dirigeante.
De son côté, le préfet intérimaire de l’Atlantique, Alain Orounla, a rappelé que la confiance populaire constitue « un honneur, mais surtout une lourde responsabilité ». Il a invité les autorités communales à privilégier l’unité, la transparence et la reddition de comptes. Selon lui, « la gouvernance moderne doit s’appuyer sur la complémentarité entre le maire et le secrétaire exécutif, la mobilisation du personnel communal, l’optimisation des ressources propres, ainsi que le suivi rigoureux des investissements et des opérations de lotissement ».
Cette installation marque ainsi l’ouverture d’un nouveau cycle politique pour la plus grande commune du département de l’Atlantique, avec pour ambition affichée de moderniser la gestion locale et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.
François D’Assise BATCHOLA



