Au moins vingt personnes ont péri, vendredi, dans le crash d’un avion militaire bolivien qui transportait des billets de banque. L’accident, survenu à l’aéroport d’El Alto, près de La Paz, a provoqué une ruée des riverains pour récupérer l’argent éparpillé sur les lieux du drame.
Un avion de transport C-130 Hercules de la Force aérienne bolivienne s’est écrasé, vendredi, à l’aéroport international d’El Alto, près de La Paz. Le bilan provisoire fait état d’au moins 20 morts, tandis que le ministère de la Santé a fait savoir que 28 blessés avaient été pris en charge.
L’appareil, qui effectuait la liaison depuis Santa Cruz (Est), a heurté une route après une tentative d’atterrissage manquée. L’Autorité de navigation aérienne et des aéroports boliviens (NAABOL) a confirmé l’accident, entraînant la suspension temporaire des opérations aéroportuaires.
À la fois tragique et spectaculaire, l’événement a pris une tournure inattendue lorsque des riverains ont tenté de s’emparer des billets de banque éparpillés au sol. Ces liasses, qui provenaient d’une cargaison de la Banque centrale, ont rapidement attiré les convoitises. Des images télévisées montrent l’intervention des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser la foule.
Selon des sources locales, un groupe de personnes a tenté à plusieurs reprises d’accéder aux cargaisons à l’intérieur de l’épave, mais sans succès. Face à cette situation, le ministère de la Défense a tenu à mettre en garde la population : l’argent transporté ne possède aucune valeur légale ni pouvoir d’achat, car il ne comporte ni numérotation ni série officielle. La collecte, la possession ou l’utilisation de ces billets constituent donc une infraction.
Les autorités ont finalement ordonné l’incinération sur place des caisses contenant les billets. Par ailleurs, le parquet de La Paz a signalé des actes de pillage de magasins dans la région, profitant du chaos ambiant. Douze personnes ont été interpellées.
Une commission d’enquête a été mise en place pour déterminer les circonstances exactes de l’accident, qui restent pour l’heure inconnues.
Jean De Dieu TRINNOU



