On peut accepter que le leader du parti Les Démocrates (LD) soit nettement inférieur au président Patrice Talon sur le plan de l’intelligence pratique. Mais on ne peut tolérer qu’on reproche toujours la même chose à Boni Yayi : son manque de parole. À Romuald Wadagni, qui s’était rendu chez lui pour lui annoncer avoir été désigné comme porte-étendard de la Rupture pour la présidentielle, il a promis qu’il est son fils, lui son père. Une phrase qui en dit long. Une fois Talon parti du pouvoir, c’est une nouvelle génération qui prend les rênes de l’État en république du Bénin. Et qui dit Romuald Wadagni dit Chabi Yayi, Lionel Talon. On ne peut donc plus comprendre que ce soit le même Yayi qui initie et entretient le désordre contre la volonté des jeunes leaders du parti LD d’accompagner la nouvelle génération pour faire mieux que le binôme Talon-Yayi.
Malheureusement, ce sont des ayatollahs bagarreurs que l’ancien président a envoyés pour semer la zizanie au conseil national du parti. Ils étaient nombreux et aussi déchaînés que des individus sous l’emprise de drogues dures. Raoufou Sariki avait même jeté ses habits pour en venir aux mains. Quant aux frères Ouassagari, n’en parlons plus. Ils voulaient crever les yeux à quiconque aurait tenté d’appeler à la raison. L’heure n’était pas à la réflexion, mais plutôt à la pagaille et aux émotions.
Voici les noms de certains d’entre eux :
· Eugène AZATASSOU
· Christophe MONSIA
· Habibou WOROUCOUBOU
· Jean-Baptiste ADJOVI
· Abiba DAFIA
· Kamel OUASSAGARI
· Kamar OUASSAGARI
· Lucien AHLONSOU
· Gafari ADÉCHOKAN
· Paulin DOSSA
· Francis AMOUSSOU
· Raoufou SARIKI
· François TCHÉMADON
· Nourénou ATCHADÉ
Ils ont réussi, dimanche jusqu’au matin de ce lundi, à plonger le parti dans les abîmes de la disparition. Yayi a encore une fois enregistré un échec.
Aboubakar TAKOU



