(Le porte-voix du septentrion assume l’héritage de Patrice Talon et appelle à une mobilisation historique)
À moins d’un mois du scrutin présidentiel, la campagne bat son plein sur le terrain. Invité de l’émission Face à l’Actu, Ibrahim Ifangobi, jeune acteur politique du Bloc républicain et porte-parole des mouvements de soutien à Romuald Wadagni dans la huitième circonscription électorale (Tchaourou, Parakou, Ndali et Pèrèrè), a livré une défense sans concession du candidat de la majorité.
Face aux questions du journaliste, Ifangobi a assumé pleinement l’héritage des dix ans de mandat du président Patrice Talon, affirmant que la continuité est la voie à suivre. « Pourquoi changer une équipe qui gagne ? », a-t-il lancé, en écho à un argumentaire qu’il martèle sur le terrain. Selon lui, le bilan est là : infrastructures, numérique, agriculture, et une résilience économique maintenue malgré les crises successives (Covid, guerre en Ukraine, tensions régionales). « Si on est heureux d’être Béninois aujourd’hui, pourquoi voudrait-on changer ? », a-t-il interrogé.
L’invité a tenu à nuancer l’idée d’une élection déjà jouée. « Rien n’est gagné d’avance », a-t-il prévenu, appelant à une mobilisation massive pour éviter toute mauvaise surprise. Le véritable enjeu, selon lui, est le taux de participation. « De quelle manière voulons-nous gagner ? », a-t-il questionné, fixant comme objectif un score inédit dans l’histoire électorale du Bénin.
Un projet de société ancré dans le septentrion
Originaire de la région, Ibrahim Ifangobi a longuement insisté sur les retombées concrètes du projet de Romuald Wadagni pour le nord du pays. Il a notamment salué l’annonce par le candidat de la création d’un Centre Hospitalier d’Intérêt Public (CHIP) à Parakou, qu’il présente comme une réponse à la souffrance des populations contraintes de se déplacer vers le sud pour se soigner. « Il dit : je le déplace, je l’amène chez vous », a-t-il résumé avec force.
Il a également évoqué l’aéroport de Parakou, récemment mis en service, qu’il présente comme un atout stratégique pour le développement économique du septentrion, avec des liaisons qui pourraient, selon lui, s’avérer plus accessibles que celles au départ de Cotonou.
Sur les questions agricoles, l’invité a rappelé l’importance du Fonds National de Développement Agricole (FNDA) et des infrastructures de transport, autant de sujets qui touchent directement les populations rurales de la région.
Jeunesse, autonomisation des femmes et apaisement politique
Interrogé sur les priorités pour la jeunesse, Ibrahim Ifangobi a plaidé pour que le futur président mette un accent essentiel sur « l’autonomisation économique et financière des femmes et l’entrepreneuriat des jeunes ». Il a affirmé avoir adressé ce conseil à son candidat, convaincu que c’est la clé pour maintenir les taux de croissance constants observés ces dernières années.
Le journaliste l’a également interrogé sur les déclarations de Romuald Wadagni concernant les personnes en difficulté avec la justice, souvent qualifiées d’exilés ou de prisonniers politiques. Sur ce point, Ifangobi s’est montré prudent mais ouvert. « Cela ne peut pas être un plaisir, quand on est Béninois, de voir des frères Béninois se retrouver dans des conditions d’exil ou en prison », a-t-il déclaré, saluant le fait que le candidat de la majorité fasse de « l’être humain » un point d’attention central de sa gouvernance.
Quant aux relations avec les pays voisins, notamment ceux de l’AES, il a réfuté l’idée de « difficultés », préférant parler de différences de modèles de gouvernance, et a exprimé l’espoir qu’un leadership renouvelé puisse ouvrir de nouvelles perspectives.
« Le baptême n’a pas démarré, mais le travail est en cours »
Invité à décrire l’activité de terrain, Ibrahim Ifangobi a balayé l’idée que la campagne ne débuterait qu’après le lancement officiel. « Ce n’est pas le jour de la chasse qu’on élève le chien », a-t-il ironisé. Il a rappelé son rôle de porte-parole du comité d’organisation des mouvements de soutien réunis à Parakou, et assuré qu’aucun week-end ne se passe sans que les équipes ne soient au contact des électeurs.
Pour finir, il a lancé un appel solennel à tous les Béninois, des étudiants aux conducteurs de taxi-motos, en passant par les mamans des marchés. « Ce qu’on a à leur dire, c’est déjà dans leur quotidien. Ils le vivent », a-t-il conclu, en appelant à « sortir massivement pour dire oui à Wadagni », afin de « garantir la continuité de ce qui a déjà commencé de la plus belle manière ». Un message de mobilisation générale pour un scrutin qu’il espère historique, tant par sa participation que par son résultat.



